PARIS Floyd Landis a tout connu dans le Tour de France cycliste en allant de l’enfer au paradis avant de voir sa victoire acquise dimanche dernier susceptible d’être remise en cause par un contrôle antidopage positif.

En tête de la course à la sortie des Pyrénées, le coureur américain de l’équipe Phonak a laissé filer le maillot jaune sur les épaules de l’Espagnol Oscar Pereiro qui était distancé de près d’une demi-heure au départ de l’étape Béziers-Montélimar.

Landis a récupéré sa place de leader à l’arrivée à l’Alpe d’Huez avant de la céder, sans le vouloir, le lendemain dans la montée vers La Toussuire. A cause d’une défaillance inexpliquée qui lui a coûté huit minutes sur ses rivaux directs.

Vingt-quatre heures plus tard, le coureur natif de Pennsylvanie a réussi une échappée monumentale de 130 kilomètres sur la route de Morzine, par-delà quatre cols (Saisies, Aravis, Colombière, Joux-Plane). A la façon d’Eddy Merckx, le champion belge, très proche de son directeur sportif John Lelangue, qui lui avait conseillé ce coup de folie.

Revenu à la troisième place du classement général à trois jours de l’arrivée, Landis a récupéré le maillot jaune à la veille de l’arrivée à Paris, après le contre-la-montre de Montceau-les-Mines.

Après la remontée des Champs-Elysées, l’Américain a fêté avec ses proches, son équipe et quelque 280 invités la conclusion de la Grande Boucle. Dimanche soir, le maillot jaune a été vu dans un club du VIIIe arrondissement où un film tourné pendant le Tour a été projeté.

Landis a couru ensuite mardi soir le critérium de Stiphout (Pays-Bas) avant de déclarer forfait pour les autres exhibitions qu’il devait disputer, l’une mercredi à Chaam (Pays-Bas), l’autre jeudi à Silkeborg (Danemark).