“Une part de la magie du Tour de France tient, à mes yeux, dans son côté nomade. Si le Grand Départ à Nice et les cinq jours que nous y avons passé étaient très agréables, j’ai réellement le sentiment d’être sur la Grande Boucle depuis que nous avons repris la route lundi vers Sisteron. Depuis l’hôtel qui nous accueillait sur la Côte d’Azur, nous avions une vue très agréable sur la Méditerranée, mais il ne nous était autorisé d’aller nous y promener pour boire un café par exemple, afin de respecter la bulle course. C’était un peu frustrant, mais l’essentiel n’est pas là. Les choses se sont mises en place dans l’organisation de notre travail avec les médias. Ce Tour n’est très clairement pas le plus facile à vivre pour les journalistes, mais tout le monde se montre compréhensif de cette situation hors-norme. Habituellement, les représentants des journaux et des télévisions enchaînent les interviews au pied des bus et passent d’un bus à l’autre. Cette année, ils doivent se montrer plus sélectifs puisqu’ils ne peuvent rencontrer les directeurs sportifs et les coureurs que dans une zone mixte où des box sont partagés entre les journalistes d’un même pays… à tour de rôle. Je tente de les aider dans leur travail en leur amenant les membres de notre équipe dans cette zone. On organise aussi certaines choses par téléphone.”