"C'était mon 24e Tour et c'était le plus dur", a déclaré Pierre-Yves Thouault, au cœur des discussions d'entrée de jeu avec les autorités françaises pour le décalage de deux mois de l'épreuve, au Grand départ reporté du 27 juin au 29 août.

"Aujourd'hui, il est facile de dire qu'on aurait pu partir un peu avant. Mais il y avait un calendrier sportif à respecter et nous voulions, en accord avec l'Union cycliste internationale (UCI), que la fin du Tour ait lieu une semaine avant le championnat du monde", a précisé l'adjoint de Christian Prudhomme à la direction du Tour. "Mais, il est vrai que lorsqu'on voit la situation, il était temps de partir le 29 août".

"Pour mettre en place un protocole sanitaire, il a fallu convaincre toutes les parties prenantes, les équipes, l'UCI et aussi bien sûr les autorités compétentes. Il y a eu une espèce d'union sacrée mais, tous les jours, il a fallu s'adapter" a-t-il ajouté.

Les autorités compétentes ? "Le Tour est autorisé par le ministère de l'Intérieur. Sur le Tour, les autorités compétentes sont le ministère de l'Intérieur et les préfets, cette année d'autres interlocuteurs, les ARS (autorités régionales de santé) et le ministère de la Santé, sont venus s'ajouter. On a travaillé avec eux en bonne intelligence", s'est félicité le directeur-adjoint du Tour. "Il fallait convaincre tout le monde mais je crois que notre travail a été salué par les plus hautes autorités".