Yoann Offredo a été élu le plus combatif du jour et l’équipe gagne l’interéquipe.

Les petits poucets de la Grande Boucle n’ont pas raté leurs grands débuts sur le Tour de France. Avec la présence de Yoann Offredo dans l’échappée de la journée, partie dès le kilomètre zéro en compagnie de l’Américain Taylor Phinney et des Français Thomas Boudat et Laurent Pichon. Avant qu’Offredo ne sorte avec Phinney dans le final, pour résister quasiment jusqu’à la flamme rouge.

"C’est tout simplement parfait pour notre équipe, jubile le directeur sportif Hilaire Van Der Schueren. C’est clairement en rapport avec notre objectif sur ce Tour de France. Nous connaissons notre place. Mais, avec cette échappée, avec ce prix de la combativité, avec Andrea Pasqualon et Pieter Vanspeybrouck qui font onzième et douzième et avec la victoire à l’interéquipe, nous prouvons que nous méritons notre place sur ce Tour de France. Ces débuts sont d’autant plus réussis que cette étape se terminait en Belgique. Pour nos sponsors, avec un direct télévisé de cinq heures, avec la fête du club Wanty-Groupe Gobert sur le parcours, je le répète, c’est vraiment parfait."

Et maintenant, que va-t-il se passer ? "Nous allons en profiter, mais aussi essayer de remettre cela ! ajoute Hilaire Van Der Schueren. Il y aura encore des opportunités. Des échappées, il y en a tous les jours !"

Yoann Offredo , de son côté, savourait son podium, lui qui découvrait le Tour de France. "Pour ma découverte, j’avais vraiment envie de bien faire, surtout que nous étions sur les terres de notre équipe, explique le Français de 30 ans. Bon, je savais que cette échappée était suicidaire. J’ai même eu un petit coup de déprime dans les longues lignes droites allemandes. Mais il y avait du public pour nous encourager. J’ai été impressionné par ce public. Et, dans le final, comme j’avais bien analysé le road-book, je savais qu’il y avait quelque chose à tenter dans la descente sinueuse. Pour moi, c’était plus qu’une échappée publicitaire et il ne nous a pas manqué grand-chose pour aller au bout. Je ne peux pas gagner au sprint ou au sommet, alors je fais avec mes moyens ! Je réessaierai. Mais sans doute pas ce lundi."

Les larmes de joie des sponsors

L’émotion était forte dans le staff de la formation Wanty-Groupe Gobert.

L’émotion était belle à voir dans le clan des Wanty-Groupe Gobert, autour de leur bus situé sur les quais de Meuse, à Liège. Les accolades ont été fortes, comme les tapes dans la main. Des larmes de joie ont même coulé sur les visages, notamment celui de Ronald Gobert, le patron du co-sponsor principal.

"Vous savez, c’était un rêve pour notre équipe d’être tout simplement au départ du Tour de France", explique-t-il. "Mais là, sur la première étape en ligne, qui se termine à Liège, en Wallonie, alors que les sponsors principaux de l’équipe sont de Wallonie, on parvient à prendre l’échappée qui a tenu toute la journée."

Du kilomètre zéro quasiment jusqu’au dernier ! "Mais on parvient aussi à gagner le prix de la combativité avec Yoann Offredo, ce qui signifie que notre équipe a été présente sur le podium !", poursuit Ronald Gobert. "Rien que ça, c’était déjà génial, mais, en plus, sur la première étape en ligne du premier Grand Tour de notre histoire, nous gagnons aussi le classement interéquipes de l’étape, c’est au-delà du rêve, c’est tout simplement incroyable ! Ce qui nous offre, en plus du podium à Liège ce dimanche, le podium à Verviers, lundi matin."

Cette échappée retire de la pression au groupe ? "Oui ! Mais nous chercherons encore à nous montrer", prévient-il.