Matej Mohoric avait des choses à dire. Ou plutôt à faire comprendre. C'est avec un doigt sur la bouche pour mimer le silence qu'il a fêté sa victoire. Un geste pas bien compris par tout le monde. Alors le Slovène, auteur d'une deuxième victoire sur ce Tour, a tenu à l'expliquer en zone mixte. "Dans le dernier kilomètre, j’ai surtout pensé à ce qui s’est passé il y a deux jours. Je me suis senti comme un criminel avec tous ces policiers dans notre hôtel" a expliqué le coureur Bahrain Victorious.

L'ancien champion du monde espoir a été plus loin dans l'analyse. "D’un côté, c’est évidemment une bonne chose car cela montre qu’il y a un contrôle sur le peloton, qu'on contrôle toutes les équipes. Mais ils n’ont rien trouvé car on n’a rien à cacher. J’étais un peu déçu de la façon dont ça s’est passé. Ce n’est pas une sensation agréable quand la police entre dans ta chambre et commence à fouiller toutes tes affaires, tes photos de famille, ton téléphone ou tes messages. Cela ne m’était jamais arrivé avant… mais à la fin, c’est ok."