Pour tous les prétendants à la victoire dans le Tour ou aux places d’honneur, la hantise, dans une étape comme celle de ce jeudi, c’est de se faire piéger et de tout perdre. Au lendemain de son coup de mou sur le Ventoux, Tadej Pogacar a pourtant apprécié cette quatrième étape passée en jaune.

"Cela s’est très, très bien passé jusqu’à présent", disait le Slovène à propos de la défense de son maillot. "Depuis samedi, je n’ai pas perdu de temps, tout s’est très bien passé, nous avons une équipe très forte, on n’a que du positif. Aujourd’hui, je me suis senti beaucoup mieux qu’au Ventoux, surtout parce qu’il y avait quelques degrés de moins. La température était plus basse et je me sentais mieux."

Bien entouré par ses partenaires d’UAE, Pogacar n’a jamais été mis en difficulté même lorsqu’en tout début d’étape, la course est partie sur un rythme très élevé et que le peloton a éclaté en plusieurs groupes.

"J’étais bien devant", disait-il encore, "et je ne savais même pas qu’il y avait des cassures derrière, car j’étais toujours dans les premières positions du peloton."

S’il reste encore deux étapes avant les Pyrénées, le vainqueur sortant du Tour ne sait pas encore quelle tactique il y adoptera. "Le premier objectif, c’est de défendre le maillot jaune, mais on ne sait pas", disait-il. "Si je me sens bien et si des opportunités se présentent, je ne me gênerai pas pour essayer de récolter quelque chose en plus."

Ce qui ravirait certainement les nombreux Slovènes présents sur la route du Tour dont la majorité était semble-t-il venue pour soutenir Primoz Roglic, plus apprécié dans son pays que son cadet. "Cela a peut-être changé, je ne sais pas", termina Pogacar. " Je ne lis rien sur les réseaux sociaux et je ne suis pas souvent en Slovénie (NdlR : il vit à Monaco). Mais quand j’ai couru le Tour de Slovénie, j’ai été beaucoup encouragé et, ici en France, il y énormément de drapeaux de notre pays et j’entends hurler mon nom. C’est formidable et je remercie tous ces supporters qui m’encouragent."