Le Tour de France s'est terminé ce dimanche par un sprint sur les Champs-Elysées. Pogacar, fort de son incroyable performance sur la Planche des Belles Filles de samedi a brillamment remporté cette 107e édition. A la fin de la course, une partie des coureurs est apparue avec des slogans antiracistes sur leurs masques. C'était notamment le cas de Wout Van Aert. “C’est une bonne initiative” déclarait le cycliste belge de l'équipe Jumbo-Visma à l'issue du Tour. “Le Tour de France est le plus grand et le meilleur podium du cyclisme pour faire une déclaration. Nous avons vu beaucoup d’actions dans d’autres sports. C’est une bonne chose que nous apportions ce message. J’ai écrit “#NoToRacism” dans les plus grandes lettres possible, parce que je soutiens pleinement l’action”.

Depuis plusieurs mois maintenant, les sportifs des différentes disciplines sportives se mouillent pour combattre le racisme. Ce n'était pas encore le cas du cyclisme contrairement au football ou au basket par exemple. Kévin Reza, le seul coureur noir du peloton, avait déjà abordé le problème sur Eurosport. “Je n’attends pas un soulèvement dans le peloton, car je sais qu’il n’y en aura pas. Le cyclisme n’est pas prêt pour plus de diversité” avait-il expliqué.

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Après ces déclarations chocs, le syndicat des cyclistes, représentés par des éléments de chaque équipe, avait décidé de lancer cette initiative antiraciste. Outre Wout Van Aert, plusieurs coureurs avaient également défendu l'action comme Caleb Ewan, le sprinter Loto. “Comme sport, nous n’avons pas encore fait assez pour endiguer le racisme. C’est le plus grand événement sportif du monde en ce moment. Nous voulons utiliser cette plateforme pour essayer de faire la différence”.

Michal Kwiatkowski avait également envoyé un message sur les réseaux sociaux pour défendre ses valeurs. “La race, la couleur, la religion et notre ville natale peuvent être différentes. Mais nous sommes un seul peloton et nous avons beaucoup de respect les uns pour les autres”.


Si cette action parait louable, elle n'a pas plu à tout le monde. Bradley Wiggins, ancien vainqueur du Tour en 2012, l'a trouvé "pathétique". Le Britannique, retraité depuis 2016, critique surtout le manque d'écho de cette action. Selon lui, une infime partie des coureurs du peloton tentait de véhiculer ces messages contre le racisme. "C'était la pire manifestation de solidarité que j'aie jamais vue lors d'un événement sportif" a déclaré Wiggins aux micros d'Eurosport. "Alors ça y est maintenant: le cyclisme a coché sa case. Nous n'en entendrons plus parler du racisme maintenant? Des petits masques sont-ils suffisants pour lutter contre le racisme? Ce n’est pas ainsi que le vélo devrait aborder cette question. Ce n’était pas assez puissant.”