Quoi de mieux pour confirmer son premier succès dans le classement par points que de s’imposer sur les Champs-Élysées. "Je ne peux pas dire à quel point cette victoire est spéciale. C’est le championnat du monde des sprinteurs. J’avais pourtant de très mauvaises jambes au début de l’étape, j’ai vraiment dû être boosté par mes équipiers, et notamment par Dries Devenyns. Le rythme s’est ensuite élevé et je suis finalement parvenu à trouver les bonnes sensations" , s’est réjoui Sam Bennett après son deuxième succès acquis durant cette 107e édition.

Depuis le grand départ de Nice, l’Irlandais de Deceuninck-Quick Step a prouvé qu’il méritait le maillot vert en dominant régulièrement Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), comme lors de sa première victoire à l’île de Ré. Mais Sam Bennett a affronté son pire adversaire en deuxième partie de Grande Boucle en tentant de terminer les étapes montagneuses dans les délais. "J’ai souffert pendant pas de mal de jours, il y a eu des moments où c’était tellement dur. L’arrivée au Puy Mary a été l’un des jours les plus difficiles de ma carrière, j’ai cru que je n’arriverais pas à m’en remettre. Mais cela en valait la peine car c’est un rêve d’être à Paris en vert" , a confessé le champion d’Irlande. À 29 ans, Sam Bennett a encore de beaux jours devant lui et peut espérer remporter d’autres étapes et d’autres maillots verts.