96e Tour de France

La course au maillot jaune démarre par un chrono qui promet

envoyé spécial À monaco eric de falleur

MONACO Pas un seul des 3.454 km du 96e Tour de France n'a encore été couvert, que déjà, il s'est passé, dit et écrit énormément de choses depuis l'arrivée sur les Champs-Élysées voici onze mois. Rien que cette semaine, l'affaire Dekker, la réintégration de Boonen ou l'attendu duel des frères ennemis Armstrong-Contador ont alimenté la chronique.

À Monaco , d'où la Grande Boucle s'élance dans un décorum exceptionnel, offrant une nouvelle démonstration que le Tour est bel et bien l'événement cycliste qui écrase tout le reste et se place à la hauteur des autres manifestations sportives d'envergure mondiale, les interrogations ne manquent pas.

La première d'entre elles concerne Armstrong. Le Texan peut-il mener à bien son extraordinaire défi et ajouter une huitième victoire aux sept qui ornent un palmarès qu'on croyait arrêté définitivement à la fin juillet 2005 ? Cette question devrait nous occuper une semaine au moins, jusqu'à l'arrivée dans les Pyrénées, peut-être même beaucoup plus. Le premier chrono, aujourd'hui, tracé autour de la Principauté sur un parcours terriblement athlétique, nous donnera de premières indications.

Et si Armstrong est de taille à jouer les prétendants à la victoire finale longtemps, s'opposera-t-il à son propre équipier, Alberto Contador, bombardé leader d'Astana et désigné favori n° 1 au bénéfice de ses succès dans les trois derniers grands Tours que l'Espagnol a disputés ? Quitte peut - être à ce que les deux hommes se sabordent et que leur guerre intestine profite à un troisième homme.

Lequel pourrait être Carlos Sastre, le vainqueur sortant, auquel le succès acquis l'an dernier, de manière un peu surprenante, a manifestement donné une tout autre envergure, malgré ses 34 ans.

Mais si tous ces favoris venaient à se neutraliser, d'autres, comme Evans ou Menchov, voire Andy Schleck le porte-drapeau de la nouvelle génération des Kreuziger, Nibali ou Gesink, patientent dans l'ombre et trouveront certainement dans l'exemple de Sastre des raisons d'espérer.

L'espoir, c'est aussi ce qui doit habiter les adversaires de Mark Cavendish, l'actuel roi des sprints qui apparaît invincible. Ce n'est sans doute pas la réintégration de Tom Boonen qui inquiète le Britannique, lequel n'a connu que trois défaites cette saison pour quatre fois plus de succès.



© La Dernière Heure 2009