Au lendemain du triomphe de Wout van Aert au Ventoux, deux de ses compatriotes se sont retrouvés en position d’ajouter à Nîmes un quatrième succès d’étape belge sur ce Tour.

Malheureusement, Edward Theuns et Brent Van Moer ont dû se contenter d’une place d’honneur dans les rues de la préfecture du Gard.

"C’était un bon groupe, mais peut-être même un trop bon groupe, avouait le coureur de Trek Segafredo, réputé comme un des plus rapides de l’échappée, finalement 7e. Je savais que ce serait compliqué tactiquement de m’en sortir, que nous allions subir des attaques. D’un côté, il y avait de solides rouleurs et de l’autre des sprinters qui leur faisaient peur. Les attaques ont débuté loin de l’arrivée et dès la deuxième, l’écart s’est fait."

Le vice-champion de Belgique, qui avait longtemps douté de sa participation à ce Tour, est manifestement en bonne condition.

"Je me suis senti l’un des plus forts dans le deuxième groupe, disait encore Edward Theuns. Malheureusement, j’ai manqué cette occasion, j’espère que j’aurai la chance d’en avoir au moins une autre ces prochains jours."

Brent Van Moer, lui, n’a pas tout perdu. Son équipier Harry Sweeny se trouvait aussi dans le groupe et le Waeslandien a protégé sa fugue lorsque le jeune Australien est parti avec Küng, Erviti et Politt.

"Je m’attendais plutôt à une attaque d’Alaphilippe dans la côte, mais Küng et Politt ont anticipé. Nous, on a bien joué le jeu d’équipe", avouait le coureur de Lotto-Soudal, la seule formation qui avait deux coureurs dans l’échappée. "Je suis content pour Harry, qui est troisième, mais quand on est deux devant, on attend toujours plus. Nils Politti était le plus fort, personne n’a pu réagir sur son attaque."

Déjà bien en vue en début de Tour, Brent Van Moer a promis de réattaquer.

"Je me sens bien, dit le Flandrien. Les jambes tournent bien, je vais encore réessayer d’ici l’arrivée à Paris."