L’étrangeté ne pouvait perdurer au-delà de la première semaine du Tour. Depuis le Grand Départ de Nice, Thomas De Gendt ne s’était pas encore offert le moindre solo ni même une once d’échappée. Une anomalie que le coureur de chez Lotto-Soudal a corrigée vendredi en passant à l’attaque à 90 kilomètres de l’arrivée à Lavaur. "Ce n’était pas prévu en début de journée puisque le plan de l’équipe était évidemment d’accompagner Caleb (Ewan) dans une journée que l’on pensait propice à un sprint massif", commentait le vainqueur d’étape sur les trois grands tours. "Mais, comme beaucoup d’autres sprinters, il n’aime pas les débuts de course très exigeants et le tempo imprimé par les Bora lui a été fatal. Quand cela va trop vite, il n’y a pas grand-chose à faire…"

Seul coureur de l’équipe belge présent dans le groupe de tête formé à la suite du forcing des équipiers de Sagan, De Gendt choisit de tenter sa chance après le sommet du col de Peyronnenc.

"J’aurais aimé que l’un ou l’autre coureur me rejoignent à l’avant de la course, mais cela n’a malheureusement pas été le cas. Je n’ai jamais véritablement cru en mes chances d’aller au bout de mon aventure pour ambitionner la victoire d’étape, mais si j’étais resté dans le peloton, la probabilité que je lève les bras n’aurait pas été plus grande… Lorsque je me suis fait reprendre, je pensais que la bordure avait déjà fait des victimes et que les choses allaient un peu se calmer, mais cela venait en fait de commencer (NdlR : il a ensuite été distancé et a terminé à 1:21 du groupe Van Aert)."

Le coureur de Semmerzake dressait tout de même un bilan positif de sa journée. "Mes jambes répondent de mieux en mieux depuis le début de ce Tour et c’est encourageant pour la suite." Et comme les deux étapes de ce week-end dans les Pyrénées lui conviennent, sur papier, plutôt bien…