Tour de France Un barbier s’est installé sur le Village Départ, pour soigner le look des invités et des coureurs.

Le Tour de France, c’est long. Trois semaines. Et même un peu plus, puisque les coureurs et les staffs des équipes sont généralement présents quelques jours avant le départ de la plus grande épreuve cycliste du monde. Pas évident, dès lors, de soigner son look sur une aussi longue période.

Avant, il y avait un coiffeur au village départ, qui offrait ses services à toute la caravane de la Grande Boucle. Il n’est aujourd’hui plus là. Mais il a été remplacé sur cette édition 2015 par un barbier. La mode actuelle des visages à poils n’a pas échappé au Tour de France, qui surfe sur la vague moustachue et barbue.

Et depuis qu’il est en place, soit à Utrecht, le carnet d’agendas de ce nouveau stand du village départ ne désemplit pas. "Cela marche bien" , sourit Philippe Groult, responsable chez BIC du partenariat avec ASO, l’organisateur du Tour de France.

"Il est souvent complet. Chez BIC, nous travaillons sur nos trois catégories de produits, à savoir le Bic pour l’écriture, le briquet, mais aussi le rasoir. Et, depuis cinq ans, on n’avait plus fait d’action sur le rasoir. Nous voulions en faire une car 2015 correspond au quarantième anniversaire du rasoir BIC, à savoir le rasoir non rechargeable, donc l’ex-jetable. On a alors eu l’idée d’apporter du service à la fois aux invités, aux coureurs et à nos clients en faisant un barbershop, qui est très tendance actuellement."

La barbe est effectivement à la mode. Dans la société. Mais aussi dans les pelotons. "On avait remarqué que de plus en plus de coureurs portent la barbe, c’était donc une belle opportunité pour nous et ASO a été emballé par cette idée, nous permettant de nous installer sur l’espace des coureurs."

En plus d’un animateur, d’une hôtesse et d’un monteur du stand, il y a bien évidemment le barbier. Qui est une référence dans l’art de couper et de tailler les poils, qu’ils soient drus ou légers. "C’est Hervé Boissebot, qui a été classé parmi les dix meilleurs barbiers français par le magazine GQ, et c’est le barbier attitré du Stade Toulousain, en rugby" , précise Philippe Groult.

Soupe : "C’est super comme idée"

Si Luca Paolini, qui a la barbe la plus fournie parmi les coureurs de ce Tour de France, a été contraint de quitter la Grande Boucle suite à son affaire de cocaïne, l’Italien de Katusha avait fait part de son intérêt de venir se faire rafraîchir le duvet au Barbershop. D’autres l’ont imité. Sylvain Chavanel, notamment, est par exemple venu se faire couper les cheveux ( "les coureurs, comme ils doivent porter le casque, sont moins attentifs à leur coupe de cheveux que certains autres sportifs" , raconte Hervé Boissebot, l’artisan barbier, poilu et moustachu comme dans les années trente). Tandis que Geoffrey Soupe, un autre barbu du peloton, est venu ajuster moustache et poils. "Je trouve que c’est une très bonne idée et c’est assez sympa" , raconte ce coureur de Cofidis. "J’ai entre guillemets le problème d’avoir une pilosité assez forte. Du coup, je suis content que cela soit à la mode d’avoir une barbe, parce que je préfère me la laisser pousser, surtout que je trouve que cela donne mieux sur moi !"

Bic et le Tour : une longue histoire

Ce Barbershop a été mis en place par Bic. Un sponsor qui est un des partenaires historiques du Tour. Et du vélo. La société française a en effet eu une équipe à son nom, de 1967 à 1974. Dirigée par Raphaël Geminiani, elle a eu dans ses rangs Luis Ocana, Jacques Anquetil ou Jan Janssens. Bic est également présent dans la caravane publicitaire depuis les années cinquante. Après une interruption de plusieurs années, il a fait son retour dans la caravane depuis 2011.