Le prince Albert a tout fait pour que le Tour vienne en Principauté

MONACO On connaît les liens qui unissent la Principauté de Monaco au sport. Les événements sportifs majeurs organisés chaque année au pied du Rocher sont nombreux : le Grand Prix de F1, le rallye automobile, le marathon, le tournoi de tennis, les meetings d'athlétisme, de natation, le jumping, le triathlon, la Supercoupe d'Europe de foot... Sans parler du club de foot local qui fut sept fois champion de France et joua une finale de la Ligue des Champions il y a quelques années à peine.

À défaut de pouvoir organiser la Coupe du Monde de football ou les Jeux Olympiques sur le territoire de son pays, le deuxième plus petit du monde (2 km2) après le Vatican, le prince Albert II a œuvré pour la venue du Tour au pied du Rocher.

"Je désirais que nous organisions un grand événement cycliste en Principauté" , explique le Prince, grand passionné et pratiquant (il a participé à cinq Jeux Olympiques d'hiver). "Nous avions pensé organiser les Championnats du monde, mais finalement, j'ai pensé qu'une étape du Tour de France aurait plus de retentissement encore."

Et finalement, ce fut le Grand Départ . "Les organisateurs ont dépassé mes espérances. Nous étions candidats officiellement à accueillir une étape, mais les dirigeants d'ASO sont venus me proposer d'organiser le Grand Départ et j'ai tout de suite accepté."

Une sollicitation qui a touché le Prince. "C'est une reconnaissance" , poursuit Albert II. "Monaco est un État qui accorde une place essentielle au sport. Le Tour est un événement mondial, il a un retentissement énorme, il fait rêver des millions de gens. Pour moi, ce Grand Départ est un peu un rêve d'enfant. Depuis le duel entre Anquetil, qui était une de mes idoles, et Poulidor en 1964, la dernière fois où le Tour était passé à Monaco, mais où j'étais absent, j'ai toujours suivi le Tour. Ceux d'Eddy Merckx que je retrouve ici avec un énorme plaisir et dont les Tours ont pour moi une saveur particulière. Chaque année, depuis quinze ans, j'ai le bonheur de suivre une étape du Tour en compagnie des organisateurs. L'endroit que je préfère c'est le sommet de l'Alpe d'Huez, mais l'arrivée aux Champs-Élysées m'impressionne toujours."



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