Dans la foulée de son titre de champion de Belgique dimanche dernier à Waregem, Wout van Aert avait soufflé que l’avantage de ce titre était qu’il lui offrirait un superbe maillot pour évoluer sur les routes du Tour de France, quoi qu’il s’y passe pour lui.

S’il avait ouvertement confié rêver du maillot jaune, c’est dans son maillot tricolore que le coureur de chez Jumbo-Visma s’élancera ce dimanche de Perros-Guirec. Vingt-quatrième à 8 secondes d’Alaphilippe, van Aert semblait nourri davantage de regret sur le déroulement des 50 derniers kilomètres que sur la montée de la Fosse-aux-Loups en elle-même.

“J’ai été retardé par la première grosse chute collective dans laquelle mon équipier Tony Martin a heurté la pancarte d’une spectatrice qui ne regardait absolument pas en direction du peloton. J’ai mis un peu de temps à rejoindre le peloton parce que cela n’a pas été simple d’organiser la poursuite.”

Bien positionné au moment de vérifier la courbe au pied de la difficulté finale, van Aert reconnaissait de manière très fair-play la supériorité de Julian Alaphilippe.

“Je m’attendais à ce qu’il attaque dans cette partie alors que mon objectif était plutôt d’y survivre avant de miser sur mon sprint en cas d’arrivée en petit groupe, continuait le papa du petit Georges. Mais le démarrage de Julian était extrêmement tranchant, c’est un petit peu comme si j’avais vu une fusée partir (rires)… J’étais à bloc à ce moment-là et je n’ai pas pu l’accompagner. Lorsque j’ai compris que la victoire était devenue pour moi hors de portée, j’ai décidé de me mettre au service de mon leader et équipier Primoz Roglic de manière à ce qu’Alaphilippe ne creuse pas un écart trop important car il incarne tout de même une menace pour le classement général.”