La domination des Jumbo-Visma, comme celle d’autres équipes depuis plusieurs décennies, fait grincer des dents et provoque des suspicions. Wout Van Aert a pu s’en rendre compte au départ de l’étape où il a été interrogé par la radio RMC sur le dopage. "Nous sommes concentrés sur la course", a répondu le Belge. "C’est dommage qu’il y ait de telles insinuations. C’est un manque de respect. Nous avons tout fait pour cette course qui est la plus grande de l’année. Les journalistes qui posent ces questions feraient mieux de nous avoir suivis tout au long de notre préparation depuis juin. On pèse tous les jours nos aliments au gramme près, chaque entraînement est préparé à la minute, le travail, le professionnalisme, c’est cela le secret de notre succès, pas le dopage."

Cinq heures plus tard, le Campinois avait à nouveau alimenté le moulin des interrogations en accompagnant le groupe de tête, réduit à une quinzaine d’hommes, jusqu’à 7 kilomètres du but. "J’ai énormément souffert sur la Madeleine car Bahrain a démarré très fort au bas de la pente, les changements de rythme et de développement après de nombreux kilomètres sur le plat m’ont fait souffrir", dit-il. "Sur le col de la Loze, je me sentais mieux, j’ai abrité Roglic du vent puis Bahrain a accéléré et j’ai sauté. L’important, c’est que Primoz a pris du temps. Nous étions en position où défendre était primordial, mais augmenter son avantage est encore mieux. Et puis cela ne ment pas, prendre du temps ici veut dire que vous êtes un peu meilleur."

Dans les quatre dernières étapes, Wout Van Aert pourrait en viser deux, le chrono de samedi et celle de Paris, dimanche. "On doit encore étudier cela avec l’équipe", dit-il. "D’abord, on se focalise sur le maillot jaune. L’étape de ce jeudi peut être encore cruciale. À partir de samedi, je ne peux plus rien apporter à Primoz. On va faire un programme pour que je m’aligne avec les meilleurs atouts aux Mondiaux et on doit encore décider si c’est bien ou pas que je me donne à fond le dernier week-end."