Alaf a tiré le premier, mais VDP s'est imposé: malgré des attaques répétées de Julian Alaphilippe (Deceuninck) dans l'ultime ascension du jour, c'est bien son rival néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin) qui a levé les bras lundi à l'issue de la deuxième étape du Tour de Suisse, dont le leader reste Stefan Küng (Groupama-FDJ).

Tout n'est pas perdu pour le champion du monde, qui s'est rapproché à une seconde du Suisse au classement général. Reste qu'à Lachen (centre), les honneurs du podium sont revenus à van der Poel, qui a devancé au sprint l'Allemand Maximilian Schachmann (Bora) et le Néerlandais Wout Poels (Bahrain).


Animée par Claudio Imhof, dernier rescapé d'une échappée de quatre coureurs, l'étape de 178 km a été dynamitée par Alaphilippe dans la dernière ascension, une côte de deuxième catégorie dont le sommet était placé à sept kilomètres de l'arrivée.

Distancé dans un premier temps, le petit-fils de Raymond Poulidor s'est accroché pour émerger de l'ascension en tête, en compagnie de huit coureurs dont son meilleur ennemi français.

Van der Poel a ensuite tablé sur l'effet de surprise en attaquant sur une portion plate, puis en lançant le sprint de loin pour devancer nettement Schachmann et Poels.

Sous une pluie battante, Alaphilippe s'est finalement classé huitième à trois secondes de VDP.

La réplique du Français pourrait venir dès mardi, puisque la troisième étape entre Lachen et Pfaffnau (nord-ouest) proposera deux ascensions de troisième catégorie.

La seconde, longue de 3,4 km, est située à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée d'une étape vallonnée qui en compte 180.