Pour son retour sur une classique flandrienne, Alberto Bettiol avait fait honneur à sa victoire au Tour des Flandres 2019. Dimanche, à Gand-Wevelgem, il a en effet été un des grands animateurs, avant de se classer quatrième. L’Italien y voit un signe encourageant en vue du Ronde. L’an passé, il s’était aussi classé quatrième d’une classique flamande, une semaine avant de gagner le Tour des Flandres : il avait échoué au pied du podium du Grand Prix de l’E3.

"Je me suis mis en confiance à Wevelgem", commente le coéquipier de Sep Vanmarcke et de Jens Keukeleire. "Comme l’édition 2020 a été reportée, j’ai l’impression que ma victoire de l’an passé au Ronde remonte à il y a longtemps. Je donnerai tout, même si je sais que c’est compliqué de s’imposer sur une telle course deux fois d’affilée. Et je ne suis pas le grand favori par rapport à de nombreux autres."

Son succès de l’an dernier, il a mis du temps à le digérer. "Quand tu gagnes un monument, cela t’amène de la pression, précise-t-il encore. Pas de l’équipe ou des journalistes, mais c’est une pression qui arrive toute seule. Tu comprends que tu as gagné une des courses les plus dures et que les autres devraient être plus faciles à décrocher. Tu peux alors être dur envers toi-même quand tu n’en gagnes pas."

J. Gil.