Avec moins de courses organisées, les coureurs sont parfois trop nombreux au départ

BRUXELLES La crise économique a des répercussions dans le monde du vélo. Si de nombreuses épreuves pros ne sont plus organisées pour des raisons financières, les catégories de jeunes sont également touchées. Depuis le début de saison, le nombre de courses organisées est en nette diminution.

"Le constat est juste, mais cette diminution ne nous inquiète pas outre mesure" , commente Marc Bollen, secrétaire sportif à la Royale Ligue Vélocipédique. "Il y a souvent eu des variations au cours des années."

Cette diminution a un côté bénéfique, dans un sens, puisque le nombre de partants a sensiblement augmenté. Ce qui est mieux pour la formation des jeunes coureurs, car c'est dans un peloton bien fourni qu'on apprend à se placer.

Pas dans un paquet de quinze éléments. "Pour moi, on peut parler de courses quand le peloton comprend une centaine de coureurs" , avance l'ancien champion Jean-Luc Vandenbroucke, aujourd'hui coach de la FCWB pour les débutants.

"Chez les juniors, j'avais gagné une épreuve de 7 coureurs ! De telles courses ne servent à rien", n'hésite-il pas à avancer. Mais cette augmentation du nombre de coureurs au départ des courses peut aussi avoir des côtés inquiétants. Il y a un peu plus d'un mois, la kermesse de Merelbeke présentait un peloton de 325 Espoirs et élites sans contrat. C'est tout simplement énorme !

"Sur une kermesse, avec de petites routes, cela pose évidemment question au niveau de la sécurité" , intervient Jean-Pierre Dubois, sélectionneur national des Espoirs.

Un avis que partage Jean-Luc Vandenbroucke: "Autant de partants, c'est vraiment trop dangereux et cela provoque des chutes à répétition. Sur les kermesses, comme ce sont des épreuves individuelles et qu'il n'y a pas d'inscription au préalable, on ne sait jamais dire combien de coureurs il y aura au départ, mais il faudrait trouver une solution pour limiter le peloton à 200 éléments", conclut-il.



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