L'Autrichien a avoué avoir eu recours au dopage sanguin entre 2014 et 2018. En 2017, Denifl s'était imposé sur la 17e étape du Tour d'Espagne au sommet de Los Machucos devant Alberto Contador mais ce succès, comme tous les autres acquis entre 2014 et 2018, lui ont été retirés.

Le tribunal a jugé que Denifl était donc coupable de fraude. "Il a trompé les organisateurs et les supporters". Selon le Ministère Public, l'ancien coureur a empoché 580.000 euros de salaires et de primes de profit grâce au dopage. Les inspecteurs ont arrêté Denifl en mai 2019 dans le cadre de l'"Affaire Aderlass", une enquête sur les pratiques de dopage menée par le médecin allemand Mark Schmidt.

"Je ne suis pas un criminel. Je me suis dopé car je n'étais pas capable d'atteindre certaines performances sans utiliser de substances illicites", avait expliqué Denifl en février 2020 au début du procès.

Le vainqueur du Tour d'Autriche 2017 avait également précisé qu'il a commencé à se doper après une grave blessure au genou. "Je voulais récupérer mon ancien niveau de cette manière. C'était impossible sans dopage."

La défense de Denifl a fait valoir que leur client avait ruiné sa propre santé et qu'il n'existe pas de cyclistes qui sont complètement propres.