Cyclisme

Stéphane Cand, un cycliste suisse, a battu seul, samedi en début d'après-midi, un record du Guinness Book à Mouland (Fourons, province de Liège). 

Il a parcouru seize pays en six jours avec, au total, plus de 2.200km et plus de 300km par jour en dormant seulement trois à quatre heures. Il bat ainsi le record de quatorze pays en sept jours établi par le polonais Marek Dzienisiuk. Le cycliste de Seiry, dans le Canton de Fribourg, a démarré dimanche de République tchèque, puis a traversé la Slovaquie, la Serbie, la Hongrie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Slovénie, l'Autriche, l'Italie, le Liechtenstein, l'Allemagne, la Suisse, la France, le Luxembourg, la Belgique, avant de passer par les Pays-Bas et de s'arrêter à la frontière à Mouland samedi à 13h10 pour réaliser l'exploit de parcourir seize pays en six jours, alors qu'il en prévoyait sept.

"Je suis passé par tous les éléments météorologiques. Il faisait 44 degrés en Hongrie et parfois seulement trois degrés dans les descentes de cols. J'ai cru ne pas y arriver, mais je suis très content, c'est mon plus bel exploit même si le but était avant tout de voyager et prendre du plaisir. Je suis surpris, je viens de me rendre compte que je l'ai fait en six jours au lieu de sept", se réjouit Stéphane Cand.

Le cycliste a pédalé les 100 derniers kilomètres en grande partie en Belgique. Il est remonté par Saint-Vith, Malmedy, Jalhay, Verviers, Herve, et enfin les Fourons, où sa famille et ses amis l'attendait. "J'ai été étonné de l'état des routes, avec les classiques ardennaises, je pensais que les routes seraient meilleures".

C'était également la première fois que l'athlète de 47 ans passait par les pays de l'Est et son coup de cœur a été la Hongrie. "J'ai été agréablement surpris, il y a moins de circulation et les Hongrois sont vraiment sympas et très accueillants", explique le cycliste suisse.

Il a eu quelques moments de doute, mais étonnamment, ce n'est pas pendant le record que les moments étaient les plus difficiles. "J'ai perdu un peu de temps à cause des fortes chaleurs dans les pays de l'Est, j'ai dû faire un détour en Suisse à cause de travaux et j'ai eu une crevaison, mais le moment le plus difficile était dans l'avion pour me rendre en Autriche avant le départ. On se remet en question et on commence aussi à stresser", confie-t-il. "Après, tout s'est très bien passé et ce n'était que du plaisir".

La préparation physique et mentale s'était faite avec l'aide d'un médecin. "J'ai beaucoup travaillé avec le médecin pour le côté nourriture et le sommeil. Je ne devais manger que du salé en roulant et, après des tests, je savais qu'avec 02h30 de sommeil, c'était suffisant pour rouler le reste de la journée. J'ai tout de même dû rouler 36 heures d'affilées pour rattraper le retard accumulé, mais tout s'est bien déroulé».

Le coureur parcourt chaque jour 140 kilomètres pour se rendre à son travail et l'expérience qu'il a accumulée lui a été utile

"Le vélotaf et les 16.000 kilomètres que j'ai dans les jambes depuis le début de l'année ont fait la différence et m'ont permis de réussir cet exploit. L'avantage c'est qu'il y ait de la pluie, de la neige ou n'importe quel temps, je monte sur le vélo et je vais au travail", expose l'athlète.

Le Guinness Book doit désormais valider le record de Stéphane. "Je dois faire un dossier avec un maximum d'éléments, de photos, vidéos et articles de presse qui peuvent confirmer mon record", raconte-t-il.

Son prochain objectif est déjà fixé pour l'année prochaine, où il prévoit de traverser l'Europe en partant du Cap Nord, en Norvège, pour rejoindre le sud de l'Espagne. Il espère aussi parcourir toutes les capitales de l'Europe.