Circuit Het Volk - Philippe Gilbert est l'homme à battre dans la classique qui lance la saison en Belgique


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GAND Les organisateurs du Circuit Het Volk ne s'y sont pas trompés en mettant en tête d'affiche, en le préférant à Tom Boonen ou à Pippo Pozzato (le dernier vainqueur, absent il est vrai, mais ils ne le savaient pas alors), Philippe Gilbert sur le poster qui annonce la 61e édition de la classique d'ouverture de la saison belge. On y voit le Liégeois à l'attaque, dans le style rageur qu'on lui connaît et dont il nous délivra l'an dernier dans la finale de l'épreuve flamande une telle démonstration qu'il en... chuta dans un virage, ruinant ainsi ses espoirs de doublé.

Une nouvelle occasion s'offre pourtant à Gilbert, déjà trois fois vainqueur cette saison (deux étapes et le classement finale de la Semaine de Majorque), d'épingler une deu-xième fois le Volk à un palmarès que le coureur d'Havelange veut enrichir au plus tôt. Le Circuit Het Volk n'est certes pas le Tour des Flandres, ou Milan - Sanremo qui accapare pleinement son esprit, mais gagner tout à l'heure sur l'avenue Charles de Kerckhove, là même où Steegmans s'était imposé au Tour, comblerait déjà le fer de lance de la Française des Jeux à défaut de le rassasier.

"J'ai compris, il y a deux ans, combien les retombées d'un succès au Volk étaient énormes, d'un point de vue médiatique et publicitaire", explique Gilbert, lequel est à Gand depuis mardi, pour y préparer au mieux ce premier rendez-vous majeur. "Bien sûr, sans vouloir passer pour un prétentieux, j'avoue que je veux gagner, mais ce n'est jamais évident. C'est le jeu de me désigner comme favori, chacun se renvoie la balle, mais tous les autres favoris ont déjà gagné aussi cette saison."

Le Liégeois, que ses adversaires désignent unanimement, se base pour cela sur sa condition, déjà bien affûtée, sur son expérience accrue, alors qu'il entame sa sixième saison pro, et sur une équipe renforcée, entièrement à sa dévotion.

"Je suis mieux encadré cette saison, dit-il. Marc Madiot a planifié l'arrivée à maturité d'un groupe de jeunes. On a grandi chaque année, sans jamais paniquer. Et puis, l'arrivée de trois nouveaux compatriotes (NdlR : Meersman, Stubbe et Vanendert) est un plus. Nous avons plusieurs cartes, car il y a aussi Guesdon et Meersman. Gianni peut profiter de ma présence. Je serai surveillé, pas lui."

"Je suis à 90 %, poursuit le vainqueur 2006. J'ai encore un ou deux kilos à perdre, mais, au Volk, c'est peut-être mieux, sur le plat et dans des conditions météos difficiles, d'être plus lourd. Ce qui compte, c'est d'être devant, d'éviter les cassures, de bien se placer au pied de chaque bosse. De toute façon, c'est une course qu'on peut enlever sans être au sommet."



© La Dernière Heure 2008