L'un des favoris du Mondial est soulagé de pouvoir tenter sa chance dimanche à Stuttgart


MADRIDLe coureur Alejandro Valverde, autorisé malgré les soupçons de dopage qui pèsent sur lui, à disputer les mondiaux de cyclisme sur route à Stuttgart, a estimé que l'en priver n'aurait "pas été juste" et s'est réjoui de la décision du tribunal arbitral du sport (TAS), mercredi.

"Cela n'aurait pas été juste de ne pas me laisser courir", a estimé Valverde, qui a avoué sa nervosité à l'approche du verdict, dans un entretien sur le site du journal Marca, dans lequel il estime que les coureurs sont des pions et sont notamment "utilisés dans une guerre d'intérêts que se livrent les différentes instances" du cyclisme.

La Fédération espagnole de cyclisme (RFEC), s'est quant à elle réjouie de la décision du TAS, estimant que cela "confirme" son appréciation de l'affaire.

"Valverde courra, donc ça conforte notre position", a ainsi réagi le secrétaire général de la RFEC, Eugenio Bermúdez, dans un communiqué de la Fédération.

C'est "un pas important pour le cyclisme espagnol", a estimé de son côté l'entraîneur national Francisco Antequera, qui a également affirmé à l'agence Europa Press qu'il avait toujours été optimiste quant à l'issue du dossier, car il y a, selon lui, un manque de preuve dans cette affaire.

"Nous espérons que les choses vont maintenant commencer à se calmer", a ajouté Antequera.

De son côté, le ministre des Sports Jaime Lissavetzky a estimé que cette décision respectait "la présomption d'innocence". "C'est une bonne décision pour Alejandro Valverde et pour l'équipe espagnole de cyclisme", a-t-il ajouté.

Valverde, qui est soupçonné d'être impliqué dans l'affaire de dopage Puerto, avait été récusé dans un premier temps par la Fédération internationale.

Il est depuis plusieurs années l'un des grands prétendants au titre mondial. Il a décroché à deux reprises la médaille d'argent de la course arc-en-ciel, une course qu'il a terminée à la 3-ème place l'année passée à Salzbourg (Autriche).