Valverde, la rage au coeur

Cyclisme

E. d.F.

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Le Murcian, que l'UCI voulait récuser, est un des favoris ce dimanche

STUTTGART Alejandro Valverde n'a certainement pas eu la préparation idéale pour ce mondial de Stuttgart où le Murcian pourra s'aligner tout à l'heure, après la décision du Tribunal arbitral du sport qui n'a pas suivi ce que demandait l'UCI à la suite de l'implication présumée du coureur de la Caisse d'Epargne dans l'Affaire Puerto.

"Je suis heureux d'être à Stuttgart, ce qui est le plus important", expliquait hier Valverde, déjà trois fois médaillé d'un mondial lors des quatre dernières éditions. En 2003, au Canada, Valverde avait fini 2 secondes derrière son compatriote Astarloa. Deux ans plus tard, à Madrid, l'Espagnol reconquérait l'argent, en échouant de peu derrière Boonen. L'an passé, enfin, c'est avec le bronze que le vainqueur du ProTour 2006 est rentré au pays.

"Je me suis bien entraîné", réplique Valverde à ceux qui affirment que toute la polémique l'entourant lui a coûté des forces. "J'étais certain de venir à 98 %. J'ai alterné les entraînements longs et d'autres plus intensifs."

Depuis le Tour, le Murcian n'a en effet plus couru que les seuls Tour de Burgos (en août avec une étape à la clé) et GP de Plouay. Cinq ou six épreuves à peine en deux mois..., mais Valverde est un adepte de ce genre de préparation solitaire, loin des compétitions. Ce qui peut d'ailleurs prêter à suspicion. Par ailleurs, c'est d'ailleurs pour ne pas galvauder ses chances au Mondial, qu'il a fait, cette année, l'impasse sur la Vuelta qu'il avait pourtant fini deuxième l'an dernier.

"Il y a eu des moments où j'avais forcément la tête un peu ailleurs, dit-il. Mais cela n'a jamais duré longtemps. Au bout du compte je pense avoir bien géré la situation et j'ai été très bien soutenu et entouré."

Comme cela pourrait être encore le cas aujourd'hui. "La sélection espagnole est la plus forte avec l'italienne et les autres ont généralement peur de nous C'est cette union qui fait la force de notre équipe. L'arrivée est difficile, avec trois kilomètres en montée et cela, après 267 kilomètres, avec une pente de 3 %, fera qu'elle sera très sélective, ce qui est bien sûr tout à l'avantage de la sélection espagnole. Avec Oscar (Freire), nous sommes la sélection n°1. Sans lui, nous ferions partie des trois meilleures, mais avec sa présence nous sommes indiscutablement l'équipe numéro un. Nous verrons comment se déroulera la course, mais comme je l'ai dit à maintes occasions, si le groupe qui se présente à l'arrivée est nombreux, il est plus apte et plus expérimenté pour gagner le sprint. Moi, je dois suivre en cas d'attaque d'un coureur dangereux pour le titre. Pour moi, ce sera un Championnat du Monde spécial sous tous les aspects. Et prendre le départ avec plus de hargne que lors des éditions précédentes sera un de ceux-là."



© La Dernière Heure 2007

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