Cyclisme Le Flandrien craint la concurrence de Gilbert sur les pavés et veut rester leader.

Lors du cyclo-cross de Hamme-Zogge, pour lequel il fait partie du comité d’organisation, Greg Van Avermaet a été questionné par les médias néerlandophones sur les récentes déclarations de Philippe Gilbert. Dans le cadre du Vélo de Cristal remporté par le Flandrien, le Wallon avait évoqué son souhait de prendre part, à nouveau, aux classiques flandriennes.

Qu’en pense celui qui s’est classé deuxième, cette année, du Circuit Het Nieuwsblad et du Tour des Flandres ? "Cela ne fait pas plaisir à entendre", a répondu, sur Sporza, Van Avermaet, qui est le coéquipier de Gilbert chez BMC. "Cette saison, nous avions décidé que Philippe était leader sur les classiques wallonnes et moi sur les classiques flamandes. Maintenant, il veut revenir sur les Flandriennes . Et il sera certainement présent au Tour des Flandres. Nous devons bien nous expliquer. Mais je crois que le premier stage de l’équipe, en décembre, permettra d’éclaircir les choses. Il faudra écouter les directeurs sportifs et nous déciderons alors ensemble si cela peut réussir de courir ces courses ensemble."

Pour l’ancien champion Johan Museeuw, avoir plusieurs leaders sur une course comme le Tour des Flandres peut être un sérieux avantage. Mais Greg Van Avermaet ne garde pas de bons souvenirs de sa période chez Lotto, quand en 2009 et en 2010, il y avait de la tension entre lui et Gilbert, qui étaient déjà coéquipiers. Depuis, ils ont su collaborer à nouveau chez BMC, surtout avec ce partage des responsabilités.

Mais avec ce retour annoncé du Liégeois sur les pavés, Van Avermaet veut des garanties. "Depuis cette période, durant laquelle nous voulions tous les deux faire nos preuves, cela va mieux entre nous", poursuit celui qui a raflé tous les prix de fin de saison, en Belgique. "Je me suis entre-temps bien amélioré, et Philippe s’est forgé un très beau palmarès. Mais je reste ambitieux et je veux continuer à jouer ma carte sur ces courses. Comme cette saison. C’était la première fois que je pouvais vraiment l’être, et j ’avais ressenti de la confiance de la part de l’équipe à mon égard."

Et il veut continuer à ressentir cette confiance dans un rôle de leader, pour aller chercher ce grand succès derrière lequel il court depuis longtemps. "Elle va arriver : j’ai 29 ans, j’arrive dans mes meilleures années", termine l’ancien vainqueur de Paris-Tours.