Cyclisme

Jurgen Van Den Broeck ne réalise toujours pas qu'il vient de terminer 7e du Tour d'Italie

MORKHOVEN Il n'y a pas si longtemps, les coureurs belges partaient à l'assaut des grands Tours avec la simple ambition de miser sur les sprints et les étapes de transition. Mais ils se remettent peu à peu à parler du général . Car après une belle série de 11es places (Van Huffel sur le Giro 2005, Devolder sur la Vuelta 2006 et Monfort sur la Vuelta 2007), Jurgen Van Den Broeck est passé à l'échelon supérieur en terminant 7e du Giro, dimanche. Soit autant de signes qui permettent de croire que le podium d'un grand Tour - ce qu'un Belge n'a plus réalisé depuis le Tour d'Espagne 1995 avec Bruyneel (3e)- n'est plus une utopie.

"Je ne m'attendais pas à faire aussi bien , raconte-t-il. Je savais que j'avais beaucoup travaillé pour y parvenir mais je restais sur la crainte d'un jour sans. L'an passé, le Giro avait été une grande déception. J'ai réalisé qu'il me fallait travailler davantage en montagne. Raison pour laquelle j'ai préparé l'événement depuis novembre, avec beaucoup de boulot en col. Et cela m'a réussi !"

A tel point qu'il a reçu les félicitations de Contador en personne pour sa prestation durant ces trois semaines, lors desquelles il a côtoyé les meilleurs, tant en montagne que dans les chronos (13e et 12e des chronos en côtes, dont celui sur les terribles Plan de Corones). Sauf dans le contre-la-montre final de Milan (79e), où il a été gêné par le vent qui s'est levé sur le tard et aussi par une douleur au genou, conséquence de sa chute dans l'avant-dernière étape.

Après avoir fait la fête, hier, avec ses supporters à la salle paroissiale de Morkhoven, près d'Herentals, le Limbourgeois songe à ses prochains objectifs, notamment les JO de Pékin, qu'il préparera au Tour d'Autriche. Tout en réfléchissant à son avenir, lui qui est en fin de contrat chez Silence-Lotto. "Mais il est suffisamment intelligent et les pieds sur terre pour savoir qu'il peut avoir une bonne structure autour de lui, chez nous" , prévient déjà José De Cauwer.



© La Dernière Heure 2008