Trente-cinq ans après son père, Adrie, Mathieu Van der Poel est également monté sur la troisième marche du podium de Paris-Roubaix. Une performance dont le Néerlandais se satisfaisait.

"Je suis quand même content", disait MvdP. "Je crois avoir disputé une belle course, comme je l’aime, mais, à la fin j’avais les jambes lourdes, je n’avais plus de réserve. En fait, au sprint, j’espérais être le moins cassé des trois et ce fut le contraire (il sourit)."

Le coureur d’Alpecin-Fenix a été un des principaux acteurs de la course à laquelle il a fait prendre un virage décisif en lançant la poursuite derrière Gianni Moscon.

"Je pouvais gagner aujourd’hui", disait encore Van der Poel qui n’a pas souffert du dos. "Ou alors comme tout le monde après une telle course. C’était ma première participation, mais cette édition va rester. C’était une belle édition, je suis content d’y avoir pris part. Dans les secteurs pavés, avec cette boue, j’étais dans mon élément, ma technique m’a aidé, mais en partant de si loin, j’ai lancé une longue finale qui a pesé lourd à la fin. Où j’étais un peu vidé de mes forces. Dans les trente, quarante derniers kilomètres, j’étais en permanence à la limite."

Comme pour Wout Van Aert, Paris-Roubaix était la dernière course de la saison de Mathieu Van der Poel, lequel n’envisage pas pour autant de plonger prochainement dans les labourés.

"Ma tête n’est vraiment pas au cyclo-cross pour le moment", reconnaît le quadruple champion du monde de la spécialité.