Le baptême du feu est à tout le moins brûlant. Pour son premier championnat du monde à la tête de notre sélection nationale, Sven Vanthourenhout dirigera ce dimanche une équipe construite autour de celui que tout le monde présente comme le grandissime favori d’une épreuve disputée à domicile, devant un public incandescent qui semble presque décompter les heures nous séparant du sacre.

“J’ai en effet le sentiment qu’une bonne partie du monde extérieur nous voit déjà champion du monde, sourit ainsi l’ancien cyclo-crossman. Mais les choses ne sont pas aussi simples (sourire)… Nous ne cachons évidemment pas que nous ambitionnons le titre à Louvain ce dimanche après midi et je crois que l’équipe et notre leader sont prêts pour cela. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous avons course gagnée et, oui, j’ai déjà envisagé un scénario dans lequel un autre coureur endosse l’arc-en-ciel…”

Si les sélectionneurs des autres grandes nations semblent s’être passés le mot pour déjà installer le poids de la course sur les épaules belges, Vanthourenhout semble ne pas trop se soucier de cette pression.

“Ce sera aux autres équipes de tenter de se débarrasser de Wout dans la finale, juge ainsi le coach fédéral. Nous n’avons pas fait de mystère de notre tactique même si notre équipe ne comporte pas qu’un seul et unique atout. Remco (Evenepoel) fait par exemple peur à beaucoup. Je sais qu’on a beaucoup parlé de lui ses derniers jours et que certains ont douté de son sens du collectif, mais je peux vous assurer que si j’avais ne fût-ce que 0,01 % de doute sur sa volonté de se mettre au service de l’équipe, je ne l’aurais pas intégré dans ma sélection. Il faudra que l’on court juste ce dimanche car je me méfie des Danois, qui possèdent trois vainqueurs potentiels dans leurs rangs, mais aussi des blocs italien et français ainsi que d’individualité comme Mathieu van der Poel ou encore Thomas Pidcock qu’il faudra surveiller.”