Au classement final, Basso a précédé l’inattendu Espagnol José Enrique Gutierrez de 9 min 18 sec

MILAN L’Italien Ivan Basso (CSC) a bouclé en grand vainqueur dimanche à Milan la 89e édition du Tour d’Italie cycliste, dont la 21e étape est revenue au sprint à l’Allemand Robert Forster (Gerolsteiner).

Au classement final, Basso a précédé l’inattendu Espagnol José Enrique Gutierrez de 9 min 18 sec, l’écart le plus important depuis quarante ans à l’arrivée du Giro.

L’Italien Gilberto Simoni a dû se résoudre à la troisième place, à près de douze minutes. Le double vainqueur de la course, qui a attaqué Basso par le biais de la polémique en fin d’épreuve, est monté pour la septième fois de sa carrière sur le podium.

En tête du Giro dès la première arrivée au sommet (8e étape), Basso a enlevé trois succès d’étape individuels. Il a surtout affirmé sa supériorité dans tous les temps forts de la course, sans jamais laisser paraître de faiblesse.

Le coureur de CSC avait insisté auprès de son équipe pour s’aligner au départ du Giro avant de disputer le Tour de France (1er au 23 juillet). Et tenir ainsi la promesse faite à sa mère décédée l’an passé de gagner l’épreuve chérie de tous les coureurs italiens.

Dans la dernière étape, courue du Musée du Ghisallo (au-dessus du lac de Côme) à Milan, le peloton est entré groupé sur le circuit d’arrivée.

Au bout des 140 derniers kilomètres, Forster a devancé l’Argentin Maximiliano Richeze, l’Allemand Olaf Pollack et l’Italien Paolo Bettini (lauréat du classement par points) dans un sprint privé de ses deux têtes d’affiche du départ (Petacchi, McEwen).

Basso, surtout connu jusqu’à présent pour être monté sur le podium du Tour (3e en 2004, 2e en 2005), a gagné pour la première fois un grand tour national à l’âge de 28 ans. Il a poursuivi aussi la domination italienne dans le Giro dont les dix dernières éditions ont été remportées par des coureurs de la péninsule.