Il en avait fait un objectif, de cette course. Victor Campenaerts avait de grandes ambitions pour Waregem. Et il ne s’est pas loupé. Le recordman de l’heure en a été l’un des grands animateurs. Mais, à l’arrivée, le coureur de Lotto-Soudal faisait la moue. "Je suis effectivement déçu", reconnaît-il. "J’espérais au moins terminer sur le podium. Mais je dois me contenter de la quatrième place. C’est dommage. Car j’avais les jambes pour faire mieux. Y compris pour aller chercher la victoire."

Son équipe avait mis en place une tactique spéciale pour le solide rouleur de Gavere. "On avait monté un plateau de 58 dents sur son vélo", commente John Lelangue, le manager de Lotto-Soudal. "Un tel plateau te permet d’attaquer d’une manière différente dans les descentes. Mais aussi de maintenir la vitesse dans la foulée et de faire douter le groupe derrière. Cela a failli fonctionner deux fois…"

Victor Campenaerts grimaçait effectivement dans les montées, mais, dès le sommet franchi, il repassait à l’avant et tentait de surprendre ses adversaires du groupe de tête. "Je me sentais vraiment très bien, mais, pour aller au bout, il m’aurait fallu un peu plus de réussite", ajoute encore le Belge, qui espérait des moments d’hésitation après ses tentatives en solitaire ou, dans le final, avec Tiesj Benoot. "Je retiens que ma condition est très bonne. Je pouvais suivre les meilleurs dans les montées. Tous les bons étaient à l’avant, d’ailleurs, ici, à l’exception de Tadej Pogacar, qui a sans doute raté le bon coup dans la montée de Berg Ten Houte (NdlR : à 70 bornes de l’arrivée) par manque d’expérience sur ces épreuves flandriennes. J’espère donc un bon résultat, dimanche, au Tour des Flandres."