Remco Evenepoel va gagner la Vuelta: "J’ai fait beaucoup de sacrifices pour ça"

Le prodige brabançon a tenu bon dans l’avant-dernière étape remportée par Richard Carapaz. Ce dimanche, il sera le premier Belge à remporter la Vuelta depuis Freddy Maertens en 1977.

"J’aime rouler en Espagne parce que je ne m’y débrouille pas trop mal… " Remco Evenepoel avait l’humeur des grands jours ce samedi soir au sommet du Puerto de Navacerrada. Forcément, quelques heures plus tôt, il venait de franchir la ligne d’arrivée de l’avant-dernière étape de cette Vuelta deux petites secondes derrière Enric Mas, son rival le plus proche au classement général (2:05). Durant la dernière journée de montagne de ce Tour d’Espagne, le prodige brabançon a, donc, tenu bon. Le maillot rouge n’a même pas vacillé. Tout au plus a-t-il dû réagir quand son concurrent espagnol l’a attaqué. Une seule fois.

"Je savais qu’il m’attaquerait là parce que c’était la partie la plus raide de l’avant-dernier col. Je me doutais qu’il ne pourrait pas continuer à attaquer sans arrêt sous peine de se faire contrer. Je pense qu’il était aussi content avec les points (NdlR : de la deuxième place du général) et je crois que c’est pour ça qu’il ne m’a plus attaqué."

Enric Mas n’avait sans doute pas les jambes pour décramponner notre compatriote. En revanche, Remco Evenepoel en avait, lui, des bonnes mais l’important pour lui était ailleurs, bien sûr.

Ce dimanche à Madrid, il sera le premier Belge à gagner un grand tour depuis Johan De Muynck (Giro 1978). "J’étais plus calme pendant la course que le matin. Je sentais beaucoup de nervosité quand je me suis levé. Elle est partie au fil des minutes. Quand on est arrivé à un kilomètre de l’arrivée, je me suis dit que ça y était, que j’allais gagner la Vuelta. J’ai alors été rattrapé par l’émotion. Je n’avais plus la tête pour sprinter. "

La ligne franchie, il s’écroula dans les bras de son soigneur et de ses parents. Avant de pleurer à chaudes larmes. "J’ai fait beaucoup de sacrifices pour ça et mes équipiers, aussi. Ils se sont investis corps et âme pour moi. Cette victoire, c’est aussi la leur."

Ce samedi soir, il va retrouver son compagne, Oumi, et dimanche il sera sur un nuage quand il roulera la dernière étape dans les rues de Madrid. Mais, il l’assure, lundi quand il prendra l’avion pour l’Australie, il n’aura aucun mal à tourner le bouton et à se projeter vers son prochain objectif : le chrono mondial du dimanche 18 septembre. "Je suis en pleine forme et je veux en profiter pour faire un résultat en Australie." Mais là, dans un premier temps, il va savourer son triomphe. "C’est la plus belle victoire de ma carrière." Chapeau !

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