Deux chutes et une gastro l’ont contraint à l’abandon samedi et au forfait dimanche.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le week-end d’ouverture en Belgique n’a pas été tout rose pour Tom Boonen. Deux chutes et un abandon au Nieuwsblad, un forfait en raison d’une gastro, dimanche à Kuurne, le Campinois aurait certainement préféré présenter un bulletin plus positif à exactement 41 jours, ce lundi, de la fin de sa carrière.

Bien sûr, il n’y a rien de dramatique, mais mentalement, ce n’est pas idéal. Après un excellent début de saison en Argentine, marqué par son succès d’étape dès le deuxième jour, le coureur de Quick Step Floors a connu toute une série de pépins.

D’abord, l’annulation du Tour de Qatar sur lequel il comptait pour faire le plein de confiance, puisque aucune épreuve ne lui a autant réussi durant sa carrière, et pour ajouter une troisième course à étapes à sa préparation. À la place, Boonen a dû se rabattre sur un stage de cinq jours à Calpe.

Ensuite, il est tombé deux fois au Tour d’Oman, d’abord tout seul le premier jour alors qu’il comptait prendre part au sprint et n’avait pu éviter la roue arrière de son équipier Yves Lampaert, contraint à un écart, puis lors de la 5e étape, lorsqu’il s’est retrouvé entraîné dans une spectaculaire chute collective.

"Rien de grave, heureusement, je guéris vite", disait-il en revenant du Moyen-Orient où il s’était aussi croqué un doigt en prenant mal une musette.

Samedi, le Nieuwsblad avait à peine une heure de course lorsque Boonen s’est à nouveau retrouvé au sol. Une fois encore, il a stigmatisé la manœuvre hasardeuse d’un adversaire.

"C’est souvent comme cela avec ces jeunes des petites équipes qui disputent leur première course en Flandre", disait-il. "C’est un manque de professionnalisme. J’étais en troisième position à la sortie d’un virage et alors que je regardais ce qui se passait, le jeune qui me précédait est venu buter dans ma roue avant. C’est comme si un camion changeait de file sans regarder dans son rétro."

Plus loin, Tom Boonen, déjà touché au genou, fut encore impliqué dans la chute collective survenue sur les pavés de Donderij.

"Je ne suis pas tombé réellement", témoignait-il, "mais le temps d’être dépanné, c’était perdu".

Pour la première fois en quinze participations, l’ancien champion du monde ne termina pas le Nieuwsblad et c’est dans la voiture de son père, rencontré en bord de route, qu’il rejoignit l’arrivée.

"Pour la première fois depuis que je suis pro", soufflait-il.

Mais s’il espérait prendra se revanche le lendemain à Kuurne, comme ce fut souvent le cas, Boonen ne put le faire. En cause cette fois, une gastro-entérite. "Samedi soir, Tom se sentait un peu ballonné, comme s’il avait trop mangé", témoignait Patrick Lefevere à Kuurne. "Mais la nuit n’a rien arrangé, on a décidé ce matin qu’il ne partirait pas."

Le Campinois est rentré chez lui où… sa petite famille est pourtant malade, elle aussi.

"Ses jumelles étaient malades cette semaine et Lore, sa compagne, a téléphoné samedi pour dire qu’elle était à son tour touchée, il y a certainement un virus qui règne en Campine", expliquait Wilfried Peeters.