Le coureur de chez Lotto-Soudal est souvent très performant sous la pluie.

Lorsque l’aiguille du baromètre fait naître les grimaces, un homme esquisse souvent un sourire. "C’est vrai que j’aime la pluie, mais seulement quand je suis en course, sourit Tim Wellens. Ou plutôt, devrais-je dire, je la déteste moins que la plupart des coureurs…"

Avec plusieurs de ses plus beaux succès acquis dans des conditions météorologiques détestables (GP Montréal, étape de l’Eneco Tour…), le Limbourgeois est comme… un poisson dans l’eau lorsque les éléments se déchaînent. "Les prévisions pour la journée de dimanche ne sont pas pour me déplaire, mais il faudra concilier cet élément extérieur à d’autres circonstances pour que je puisse rêver de l’arc-en-ciel. Le sélectionneur Rik Vebrugghe a confié que sept Belges pouvaient être champion du monde dimanche ; je crois qu’il a raison. Nous avons les armes pour répondre à chacune des situations de course envisageable qui pourrait porter l’un de nous au sacre. À l’exception de Tim Declercq, qui endossera le rôle d’équipier dans lequel il brille toute l’année, nous avons tous une chance…"

Un noyau solide qui devra savoir communiquer à bon escient pour profiter de sa principale force. "Il n’y a pas d’oreillette, c’est vrai, mais nous sommes tous suffisamment pros pour nous parler quand cela s’avérera nécessaire , poursuit Wellens. Phil est le coureur qui a le plus d’expérience et il sait guider un groupe."