Lampaert a commencé la saison 2020 en force avec une deuxième place au Circuit Het Nieuwsblad où il a été devancé au sprint par Jasper Stuyven. Après le confinement, il s'est fracturé la clavicule à Milan-Turin et a vu sa sélection pour le Tour lui passer sous le nez. Il a cependant connu un excellent automne avec plusieurs places d'honneur dans le BinckBank Tour, une septième place à Gand-Wevelgem, une cinquième au Tour des Flandres et donc la victoire aux Trois Jours de Bruges-La Panne.

"J'espère gagner un jour une grande classique. L'année dernière m'a donné beaucoup de confiance. J'étais dans le top 10 des classiques presque à chaque fois. J'ai passé l'hiver dans de bonnes conditions", a avancé Lampaert, qui n'est pas en stage en Espagne parce qu'il teste le matériel avec Tim Declercq et Stijn Steels en Belgique.

Avec la suprématie de Mathieu van der Poel et de Wout van Aert, Deceuninck-Quick Step devra-t-il changer de stratégie? "Je ne dirais pas ça comme ça. Avec cette équipe, nous pouvons gagner des courses dans différents scénarios. Nous roulons toujours pour la victoire et nous prenons nos responsabilités. Seulement, Van Aert et Van der Poel ne peuvent plus se cacher. C'est à eux de porter davantage le poids de la course et à leurs équipes de prendre leurs responsabilités. Je ne dirais pas que nous sommes moins forts. Wout et Mathieu sont plein de classe, mais nous sommes très forts et nous serons en mesure de lancer la course très tôt. La saison dernière, dans le Tour des Flandres, nous avions Julian Alaphilippe avec ce duo, mais nous savons ce qui s'est passé à cause de sa chute. Je pense donc que nous avons encore suffisamment d'atouts".