En vue sur l’étape reine du Tour de Belgique, le Chimacien figure dans la présélection de Cofidis pour la Grande Boucle

CHIMAY Il a été bien félicité par ses proches et ses sympathiques supporters, dimanche, à l’issue du Tour de Belgique qui passait sur ses terres des Lacs de l’Eau d’Heure, samedi. Mais Romain Zingle affichait un sourire forcé. Car il espérait plus. Pourtant, il s’était glissé dans l’échappée des hommes forts, sur la route de Banneux, dans le coup qui allait propulser vers la victoire Luis Leon Sanchez.

“Oui, c’est bien, je me suis montré, mais je ne me contente pas de cela car cela n’a pas débouché sur un résultat” , raconte, après coup, le coureur de Cofidis. “Je voulais vraiment faire mieux, mais je suis aussi en phase de reprise. J’ai coupé après Liège-Bastogne-Liège et j’ai seulement repris au Tour de Picardie, où cela n’allait pas trop mal, mais c’était sur un parcours plat.”

À l’offensive dans le dernier tiers de l’épreuve, Romain Zingle est revenu sur un groupe de costauds. Avec Luis Leon Sanchez, donc, mais aussi Johnny Hoogerland, le Russe Kolobnev et le jeune Tom Dumoulin, qui jouait la victoire au classement général. “Quand j’ai vu avec qui j’étais, je me suis dit : ‘ah! oui, quand même.’ Malheureusement pour moi, on a abordé la côte dans laquelle Sanchez a attaqué alors que je venais de produire mon effort pour faire la jonction juste avant et je n’avais pas les jambes à ce moment-là pour tenter de le suivre. Si j’étais revenu plus tôt, peut-être aurais-je pu l’accompagner. Mais Sanchez, ce n’est pas n’importe qui. Dans le groupe, on voyait vraiment qu’il était facile.”

Alors que de nombreux Wallons gagnent (Bille, Delfosse, Van Genechten, Cammaerts…), le Chimacien, qui en est à sa quatrième saison chez Cofidis, attend toujours un succès. “C’est vrai, mais cela ne me met pas de pression : chez les jeunes, j’étais souvent placé mais rarement gagnant (il a notamment remporté le Tour de Namur et le Circuit de Wallonie). Je ne suis pas un gros gagneur, mais je ne désespère pas. Il faut de la réussite. Et savoir aussi provoquer la chance.”

Il tentera le coup au Tour du Luxembourg, en juin, où il espère convaincre ses dirigeants chez Cofidis de l’emmener une troisième fois d’affilée au Tour de France, lui qui figure dans la présélection de douze coureurs. “J’ai envie d’y aller, même si je sais que ce sera pour aider nos leaders, comme Coppel, Taaramae, Le Mevel ou Navarro” , termine celui qui va partir s’entraîner ce vendredi une semaine dans les Alpes. “Mais si je ne suis pas repris, la Vuelta me tente aussi et me conviendra même sans doute mieux.” En 2010, pour son premier grand Tour, il s’était classé deuxième d’une étape du Tour d’Espagne.



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