Mons a contraint le Standard à son 3e partage consécutif en déplacement

MONS "Si certaines équipes parviennent à remporter des matchs sans le mériter, ce n'est décidément pas notre cas." Michel Preud'homme admettait aisément que son Standard ne méritait pas mieux que cette unité. Il aurait toutefois apprécié, parce que c'est généralement le lot des grandes équipes lorsqu'elles ne réussissent pas à développer leur meilleur football, de voler deux points hier soir.

José Riga ajoutait tout aussi judicieusement que "Mons, de son côté, ne parvient pas à gagner lorsqu'il le mérite."

Mons méritait-il les trois points hier soir ? En tout cas, il n'a nullement démérité dans la conquête du point glané. Au cours des dix premières minutes, ce sont les Dragons qui ont évolué en véritables leaders de la compétition. Orchestré autour d'un Dalmat entré à 100 à l'heure dans la rencontre, le onze local a pris d'assaut le but d'Espinoza, préféré à Renard (voir page S3). L'Albert s'octroya ainsi quatre réelles opportunités de but. La première, amenée par Dalmat et reprise juste à côté par Landu-Tubi, était la plus nette. Sur les trois autres, Espinoza s'interposa brillamment, d'abord sur une percée de Dalmat; ensuite une double tête de Duarte puis Mirri; enfin sur une frappe de Roussel, lancé un rien trop tard par Dalmat. A ce moment de la partie, Mons n'aurait pas volé deux buts d'avance.

Le rythme imposé par les Dragons ne pouvait toutefois que baisser. Surpris par ce jeu chatoyant, le Standard en profita pour reprendre ses esprits et quadriller plus efficacement le terrain. Les Liégeois ne se montrèrent toutefois dangereux qu'en fin de première période, notamment lorsque De Camargo, lancé par Witsel, dribblait Berthelin sans parvenir à cadrer sa frappe.

Le Brésilien allait rapidement rattraper son raté. Il était à la bonne place pour reprendre un ballon dévié par la tête de Witsel - sur centre de Dante - et porter ses couleurs au commandement.

Les Dragons mirent vingt minutes à digérer ce coup du sort avant de repartir, progressivement, vers l'avant. Si Nicaise se déporta trop au bout de son long rush (70e) et que la frappe de Zoko (73e) ne surprenait pas Espinoza, Dalmat avait déjà fait miroiter l'égalisation à l'entame du dernier quart d'heure. Son coup-franc puissant et rapide frappait le poteau du but liégeois.

Exactement comme face à Genk, il y a trois semaines (avec un résultat et un scénario par ailleurs identiques), Mons profitait des vingt dernières minutes pour accentuer la pression. Ce jusqu'au-boutisme et les changements de José Riga payèrent. Après un bon travail de Brahami, Zoko devançait la sortie d'Espinoza.



© La Dernière Heure 2007