Foot et sexe: quand faut-il faire l'amour?

Foot et sexe: quand faut-il faire l'amour?
©Photonews

Le Dr Goossens dévoile son étude physiologique

ANDERLECHT Le thème est ancestral mais maintenant que la société se débarrasse graduellement d'un voile de pudeur qui obscurcissait le débat, il est revenu de manière récurrente sur le devant de la scène: avant une compétition sportive, l'athlète peut-il ou ne peut-il pas avoir des relations sexuelles? Une célèbre marque de préservatifs a chargé le docteur Chris Goossens, le médecin du GBA, de plancher sur le sujet. Homme de sciences, celui ne s'est penché que sur le côté physiologique de la question, laissant à d'autres le soin de débattre du sujet sur un plan psychologique. «Je devais répondre à deux questions: l'abstinence avant une compétition a-t-elle un sens?; les relations sexuelles ont-elles une influence sur les prestations sportives?» explique le praticien anversois. «L'hypothèse connue est que faire l'amour accroît le taux de testostérone, ce qui implique une agressivité accrue qui peut-être utile sur un terrain de foot.»

Douze footballeurs de l'élite se sont prêtés au jeu, moyennant une prime rétribuant les efforts consentis. Ainsi, ils ont tous été astreints à un test physique d'effort maximum sur un tapis roulant après une nuit avec et après une nuit sans. «Ils s'y sont prêtés de bonne grâce. Nous n'avons effectué aucun contrôle, ni comparé les performances privées», plaisante le médecin qui défend tout de même le caractère scientifique de son étude. «Mesurer uniquement les valeurs de testostérone est insuffisant. Pour obtenir une évaluation correcte, il faut également tenir compte de la globuline de fixation de l'hormone sexuelle, une protéine qui se lie à la testostérone dans le sang.»

En comparant tous les résultats, le Dr Goossens est arrivé à une évidence: « Il n'y a pas de corrélation entre les valeurs du FAI (NdlR: Free Androgen Index) avec et sans relation sexuelle. En d'autres mots, l'hypothèse énonçant que les relations sexuelles augmentent la testostérone ne fonctionne pas.»

Toutefois, l'étude analyse si les personnes testées réalisent une meilleure performance physique après avoir fait l'amour ou après s'être abstenues. Pour déterminer cette meilleure performance, il a été pris en compte la pulsation cardiaque, la valeur lactate, la vitesse au seuil anaérobie individuel (prise de pouls), la vitesse maximale développée et la durée de l'effort. Ainsi, sur les douze footballeurs cobayes, dix ont atteint plus rapidement leur plus haute fréquence cardiaque le lendemain d'un acte sexuel. Leur valeur lactate s'accroît plus rapidement et leur degré d'effort est plus court. Du chinois tout ça? Pour éclaircir la situation, l'étude a comparé deux footballeurs occupant des positions différentes: un attaquant et un défenseur central. «Le premier est explosif, le second est robuste», dévoilera le Dr Goossens, taisant les noms.

Une demi-heure avant un match, les pulsations cardiaques des deux footballeurs seront enregistrées et ce jusqu'à une demi-heure après le coup de sifflet final. Si les pulsations du défenseur augmentent plus vite dès l'échauffement («en défiant ses adversaires?»), l'attaquant se retrouvera beaucoup plus souvent dans une zone d'effort intense. En fait pendant 28,9% pour l'avant centre... 8% pour l'arrière. Ainsi, pendant un match tous deux se retrouvent souvent dans une zone d'effort intense. Une zone pendant laquelle les relations sexuelles du jour précédent peuvent faire la différence. «Sur le plan physiologique, je ne peux que plaider l'abstinence. Mais tous les paramètres ne sont pas pris en considération. Faire l'amour pourrait aider un athlète qui a du mal à trouver le sommet avant une compétition importante.» A vous de... jouer.

© Les Sports 2003


Ronaldo: «Gagner la Coupe du Monde est plus excitant»

BRUXELLES Ronaldo, au soir de la victoire du Brésil face à l'Allemagne lors de la Coupe du Monde, était euphorique, bien sûr. Si bien qu'il s'est laissé aller à quelques confidences auprès de journalistes cariocas qui lui demandaient si sa longue abstinence sexuelle durant tout le tournoi ne lui avait pas trop pesé. «Gagner une Coupe du Monde est bien plus stimulant que le sexe. Je peux faire l'amour tout de suite, mais gagner la Coupe du Monde ne peut se faire que tous les quatre ans.» Connu pour ses conquêtes, le Brésilien se dédisait quelques mois plus tard, quand il revenait sur le sujet: «Faire l'amour quelques heures avant un match, est la clef du succès. L'homme devra plutôt être passif et jouir du moment. Cela le relaxera et le rendra heureux. Et lui redonnera de l'énergie pour jouer.» Son compatriote Romario ne pouvait que surenchérir: «Les bons attaquants ne peuvent marquer des goals seulement quand ils ont eu une bonne partie de jambes en l'air la veille d'un match.»

Si ça ne tient qu'à ça...

Le sprinteur Linford Christie, lui, estimeque «ne pas avoir de relation sexuelle rend plus agressif. C'est positif.»

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