Anderlecht, seul à rester régulier

Anderlecht, seul à rester régulier
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Nouveaux matchs nuls de ses poursuivants, le Standard et Genk. Charleroi perd contre le CS Bruges après avoir mené 2-0!

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BRUXELLES L'insolente domination exercée par Anderlecht sur ce championnat est telle qu'elle condamne les observateurs, pour pimenter leurs propos, à se rabattre sur l'analyse des chiffres.

Et c'est vrai qu'ils éclairent encore davantage cette suprématie mauve, à l'image de ce chiffre dix que les Bruxellois sont allés planter hier sur la pelouse déchirée du Staaienveld. Dix, effectivement, comme le nombre de succès consécutifs que les Anderlechtois ont signés en déplacement, ce qui constitue évidemment, pour la Belgique, un nouveau record du genre. Et de dix glissons alors vers le chiffre dix-huit qui, lui, traduit le nombre de victoires, en vingt matches, remportées par Anderlecht cette saison. Enfin, redescendons de dix-huit au chiffre quatorze, soit l'écart qui, ce matin, en points, sépare le Sporting de son poursuivant le plus proche, lisez le Standard. Le RC Genk et Mouscron, eux, à la troisième place du classement, pointent déjà à vingt unités des Anderlechtois alors que le Club Brugeois, mais avec un match en moins, campe désormais à vingt-quatre points de son éternel rival.

Et puisqu'on en est à évoquer ces chiffres, remarquons que... 2004 n'a toujours pas souri au Standard, en ce sens que les Liégeois, vous nous aurez compris, n'ont pas encore signé le moindre succès dans cette nouvelle année. Son match nul à Mons, le troisième en autant de matches, confirme que l'équipe de Sclessin éprouve encore du mal à gérer toute une rencontre son nouveau statut, même lorsqu'elle a l'occasion, comme ce fut le cas samedi, de prendre assez vite l'avance au marquoir.

Une situation dont pourrait tirer bénéfice un Club Brugeois pour qui la semaine qui se profile s'annonce d'une importance cruciale, sachant que la Coupe, pour laquelle il recevra demain la formation de La Louvière, reste un des lots de consolation que les Brugeois espèrent décrocher à défaut de se replacer pour un possible ticket en Ligue des Champions.

Des regrets, c'est évidemment le Sporting de Charleroi qui en nourrit, lui qui s'est vu longtemps en passe de remporter sa deuxième victoire de la saison en déplacement. Mais Jbari et... l'arbitrage ont replongé les Carolorégiens en enfer, eux qui se voyaient, en cas de succès, quitter la zone des clubs relégables. À l'inverse, l'équipe de Waseige sort de ce week-end en ayant, à nouveau, abandonné du terrain à tous ses rivaux concernés par la lutte pour éviter la chute à l'étage inférieur.

Philippe Lacourt



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SAINT-TROND - ANDERLECHT 1-3


55 sur 60, rien à ajouter

Même sans Aruna et Mornar, le Sporting a remporté au Staaien son 10e succès d'affilée en déplacement!

SAINT-TROND Rien n'y fait, même pas la pelouse du Staaien, habituellement hostile et souvent terre inexpugnable. Il est écrit que cette saison, Anderlecht se promènera en championnat. Déjà leaders autoritaires à la trêve, les Bruxellois ont, depuis, encore augmenté leur avance de six unités sur le Standard, pour la porter à quatorze points. Le troisième, lui, est à vingt encablures. A ce rythme, Anderlecht sera déjà assuré d'une qualification pour la Ligue des Champions dans six ou sept matchs...

Et pourtant, hier soir, on pensait que la rencontre à Saint-Trond allait être ce qu'on appelle communément un match piège. Le Sporting, largement en tête, pouvait en effet se permettre une distraction, Saint-Trond est une belle noire traditionnelle et le duo de pointe Mornar-Aruna était décapité au profit d'une paire inédite Seol-Iachtchouk.

Cependant, c'est le Coréen, déjà buteur la semaine passée contre Gand, qui allait ouvrir le score, à la demi-heure, suite à un beau mouvement avec Hendrikx et au terme d'une domination générale des Bruxellois. Broos avait choisi, hier, de revenir à son 4-4-2 traditionnel, avec Kompany derrière et Hasi au milieu. Zetterberg et De Boeck étaient, en conséquence, encore sur le banc des réservistes, mais cette saison, tous les choix de Broos sont décidément gagnants.

Après la pause, c'est encore Seol qui inquiétait Belic, avant qu'à l'heure de jeu, suite à un corner, Vincent Kompany ne marque son premier but en D 1. On pensait le match plié, mais sur la remise en jeu, c'est Jochen Janssen qui redonnait espoir aux siens, alors que la tempête s'abattait sur le stade. Mais sous le déluge, c'est... Hannu Tihinen, servi par l'inévitable Kompany, qui donnait au score ses allures définitives, à un quart d'heure de la fin. Et de belle manière, de surcroît...

Vingt matchs, dix-huit victoires, une défaite, un partage, meilleure attaque, meilleure défense et au moins un but marqué lors de chaque rencontre. Le tout pour un bulletin chiffré de cinquante-cinq points sur soixante. Une seule question se pose: que va-t-on écrire jusqu'au mois de mai?

Christophe Berti


LIERSE - MOUSCRON 2-2


Un point, au goût amer, mais... nécessaire

De Bilde se réveille et prive les Hurlus de podium

LIER Mouscron affichait un visage inédit pour ce déplacement au Lierse. Besengez et De Vleeschauwer blessés, le flanc droit mouscronnois était confié à Lépine et Charlet, le premier nommé fêtant sa première titularisation avec l'effectif pro. Dugardein effectuait son retour après avoir purgé sa journée de suspension face à Mons. Martic, remis de sa contracture à la cuisse, était lui aussi de la partie.

Du côté du Lierse, en l'absence de Fassotte suspendu et De Roeck blessé, Emilio Ferrera devait, lui aussi, aligner une défense inédite. Sur une pelouse qui mérite difficilement cette appellation, le match ne tardait pas à démarrer et après moins de deux minutes de jeu, Zewlakow portait les Hurlus aux commandes en profitant d'une bourde de Vanderstraeten, qui dégagea à côté du ballon. Après ce but d'ouverture, les joueurs d'Emilio Ferrera profitaient des espaces laissés entre les lignes pour rétablir l'égalité. De Bilde s'offrait une promenade dans l'arrière-garde de l' Excel et se positionnait idéalement pour décocher une frappe du gauche que Vandendriessche laissait échapper.

La mi-temps approchait et les deux formations ne semblaient pas être en mesure de faire pencher la balance. Laybutt ne l'entendait pas de cette oreille et se montrait opportuniste en diable sur une des dernières actions de la première période: Martic obtenait un coup franc à une trentaine de mètres des buts, Dugardein s'en chargeait et servait Pieroni qui voyait sa tentative repoussée par la transversale, Laybutt était à l'affût et inscrivait son premier but hurlu.

Après la pause, les frontaliers étaient les premiers à se montrer dangereux par Pieroni, mais c'est finalement De Wilde qui rétablissait l'égalité pour ses couleurs grâce à un beau travail de De Bilde, qui effaça Vandendriessche sorti trop promptement. Après cette égalisation, les Mouscronnois paraissaient en difficultés, et les Lierrois en profitaient pour accentuer leur pression. Mais les hommes de Leekens ne s'en laissaient pas compter et mettaient tout en oeuvre pour reprendre l'avantage. Ils étaient à deux doigts d'y parvenir lorsque Zewlakow était retenu par le maillot dans le rectangle, mais l'arbitre ne bronchait pas! Le climat de la rencontre se dégradait et la tension présente sur le terrain se ressentait dans les tribunes. Dans cette ambiance électrique, les Hennuyers conservaient leur calme et, grâce à une parade de Vandendriesssche dans les cinq dernières minutes sur une reprise à bout portant de De Wilde, conservait le partage. Avant le match, les Hurlus savaient qu'une victoire leur aurait offert le podium. Mais un point était le minimum avant de recevoir le rival genkois.

Grégory Delreux



AEC MONS - STANDARD 1-1


Les Dragons récompensés en fin de match

MONS Les Dragons ont arraché un point hier soir au Tondreau dans une rencontre où ils n’ont jamais abdiqué face à de bien pâles Standarmen.

Côté local, Sergio Brio préférait El Araichi à Casto mais pour le reste, aucune surprise dans le onze de départ. Il n’y en avait pas plus chez Dominique D’Onofrio qui pouvait finalement compter sur Vandooren et Mpenza, un moment douteux. Curbelo débutait la partie dans l’axe dans l’entrejeu.

Fidèle à son image, le Standard démarrait sur les chapeaux de roue et il ne fallait que quelques minutes pour voir le danger s’approcher de Vandeputte. Un premier coup franc de Mumlek prouvait que les Rouches avaient l’intention de se servir du vent violent pour faire la décision. Et c’est exactement ce qui se produisait après dix minutes seulement. Mumlek éliminait son adversaire direct avec une facilité déconcertante et balançait une prune du pied droit qui surprenait tout le monde, le keeper montois en premier lieu. Les Montois étaient secoués mais ils ne baissaient pas les bras. Niemi était le premier à réveiller les siens mais il perdait son duel avec Dragutinovic et croquait sa frappe. Le danger se précisait tout de même et il fallait d’ailleurs un Carini des grands jours pour priver Wamberto de l’égalisation suite à un excellent centre de La Placa. La défense liégeoise était ensuite piégée par le hors-jeu mais Wamberto, sans doute surpris de se trouver en si bonne position, manquait une opportunité quatre étoiles. Pour ce qu’il montrait alors, l’Albert méritait l’égalisation et Sorondo était encore aux abois face au remuant Niemi, heureusement moins inspiré dans le dernier geste. L’intenable Wamberto faisait encore valoir sa pointe de vitesse face à Dragutinovic mais Carini était encore au bon endroit. Avant comme après la sortie sur blessure de Turaci, le Standard souffrait et était tout heureux de voir la pause arriver. Le terrain, lui tenait plus ou moins le coup, mais les deux équipes, malgré une évidente bonne volonté, avaient beaucoup de mal à combiner. Bourasques obligent…

Avec l’appui de ce vent, les Hennuyers cherchaient d’entrée de jeu à mettre K.-O. la défense visiteuse mais leurs offensives manquaient de précision et Carini n’avait finalement pas grand-chose à faire dans le quart d’heure de reprise. Au contraire, ce sont ses partenaires qui loupaient la balle de break par Bisconti qui faisait le plus dur en s’infiltrant dans le rectangle mais qui oubliait en fin de compte de frapper.

L’entrée au jeu de Zoran Ban faillit payer d’entrée. Le Croate reprenait ainsi un bon centre de Londo mais sa tête n’était pas ajustée. De quoi tout de même réveiller le public de Tondreau qui avait raison de croire à l’égalisation. Wamberto était d’ailleurs à deux doigts d’y parvenir mais son coup de coin rentrant ne trouvait que la transversale.

Souvent, le public montois crut à l’occasion de rêve mais les joueurs de Brio tombaient souvent dans le piège du hors-jeu. La fin de rencontre se jouait dans le camp (pour ne pas dire le rectangle) des Liégeois qui tenaient néanmoins le coup. Jusqu’à ce que Wamberto ne force la décision sur un effort personnel qui poussait Sorondo à la faute. Le Tondreau pouvait exulter.

Grégory Dufert


CS BRUGES - CHARLEROI 3-2


Match à rejouer

L'arbitre, Paul Wuyts, a commis une erreur technique. Charleroi, lésé, a émis des réserves

BRUGES Le chronomètre du stade indique qu'il reste une demi- heure à jouer dans ce Cercle Bruges- Charleroi que les Zèbres interprètent de la meilleure manière qui soit. Nantie d'un avantage, légitime, de deux buts, la formation de Robert Waseige se dirige vers un deu- xième succès en déplacement quand Sama remet le ballon, de la cuisse, à son gardien. Laquait hésite juste une fraction de seconde avant de s'emparer, à pleines mains, de la sphère. Et c'est là que le scénario idyllique que les Carolos rédigeaient depuis une heure, sans pratiquement commettre la moindre faute, prend une connotation dramatique. L'arbitre, M. Wuyts - qui remplaçait M. Melotte, initialement prévu -, siffle coup franc indirect en faveur du Cercle. Une erreur d'interprétation flagrante car la loi XXII B 4 de l' International Board, datant de 1995, stipule qu'un gardien de but "ne peut toucher ou contrôler un ballon de la main dans sa surface de réparation après qu'un équipier l'eut délibérément botté dans sa direction». Le règlement est donc clair, il faut que le ballon parte du pied - "botter = donner un coup de pied" - pour qu'il y ait infraction. M. Wuyts a commis une erreur technique qui ne restera pas sans suite puisque le délégué de Charleroi - seule personne habilitée à le faire - a logiquement déposé des réserves sur la feuille d'arbitre à l'issue du match. Ce matin, les dirigeants du Sporting enverront un pli recommandé et une cassette vidéo de la rencontre à l'Union belge qui devra statuer sur les faits. Pour rappel, une erreur d'arbitrage (un hors- jeu inexistant sifflé à Cacciatore à quelques minutes du terme, mauvais jugement qui prive les Zèbres du partage) est toujours classée sans suite. Une erreur technique -dans ce cas une méconnaissance du règlement - peut déboucher sur l'annulation du résultat final. Un cas semblable s'est récemment produit en France, lors d'une rencontre de D 2, entre Laval et Saint-Etienne.

Jbari dans tous les bons coups

Cet incident a donc clairement orienté un débat que les joueurs de Robert Waseige méritaient largement de remporter. Vifs et déterminés, les Zèbres n'ont mis que soi- xante-deux secondes pour trouver, une première fois, l'ouverture dans cette rencontre dont l'importance n'échappait évidemment à aucun des 3.750 spectateurs. Suite à un coup de coin forcé par Defays et botté par Dufer, Gilson prenait les airs pour placer le cuir, du front, dans la cage de Begeyn. Menant 0-1, les Carolos eurent le mérite de poursuivre leur travail de sape. Déterminés dans l'entrejeu, rigoureux en défense, les Zèbres ne lâchaient aucune parcelle de terrain à leurs hôtes. C'est bien simple, au cours du premier acte, on notait juste un tir cadré de Labun, rien de bien inquiétant pour un Laquait qui passait un après-midi très tranquille. À la reprise, c'est Detal qui mettait à profit un excellent travail de préparation de Macquet pour placer le cuir hors de portée de Begeyn. À partir de cet instant, plus rien de fâcheux ne pouvait arriver au Sporting. Excepté un moment d'égarement ou une lacune chez l'arbitre qui permit à Vlachos de fusiller, des douze mètres, Laquait. Un but dans la plus pure tradition de Jbari - reprise de la tête imparable - et la rose de la victoire plantée par Notte - après un nouveau raid du Belgo-Marocain - offriront finalement les trois points au Cercle. Sur le terrain du moins car, désormais, on jouera les prolongations sur tapis vert.

Angelo Volpe

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