"Franky n'abandonnera jamais !"

Yves Taildeman
"Franky n'abandonnera jamais !"
©Photonews

Daniel Renders, T2 et le bras droit de Vercauteren, a assisté son ami pendant sa semaine la plus pénible

ANDERLECHT Une des images fortes du week-end passé était celle de Daniel Renders embrassant son T1 et ami, Franky Vercauteren, après le but égalisateur de Serhat à Genk. Franky était sauvé, le soulagement était indescriptible après la semaine la plus pénible de sa carrière d'entraîneur.

Daniel Renders - copain de Franky depuis leurs dix ans (voir ci-contre) et depuis sept ans T2 à Anderlecht - est le mieux placé pour savoir combien Vercauteren a souffert.

"Beaucoup , nous a-t-il dit avant que le boycott de la presse n'entre en vigueur. Il est un homme, un être humain. Je ne dis pas qu'il était abattu, mais il était fatigué et se sentait attaqué. C'était vraiment too much."

Selon Hugo Broos, être entraîneur pendant trois ans à Anderlecht est inhumain. "Il a raison. J'ai également été l'adjoint d'Anthuenis et de Broos. Ils ont également connu des difficultés, à la fin. Hugo était abattu comme une bête. C'était triste à voir."

"Le monde est méchant. Ma fille rentrait de l'école en larmes"

Vercauteren fait toujours allusion à la souffrance de sa famille, plutôt qu'à la sienne. "À juste titre, indique Daniel Renders. Il a six fils qui vont presque tous à l'école. Le monde est méchant. Déjà en tant que coach du RWDM, je voyais ma fille rentrer en pleurant, parce qu'on s'était moqué d'elle par rapport à son papa."

Daniel Renders était le premier soutien de son ami. "Pendant ces moments difficiles, j'ai démontré que j'étais à côté de lui. Pas à dix mètres, mais à un mètre. Je lui ai parlé de tout et de rien, pour qu'il garde le moral."

"Franky ne va pas tout changer. Il va mouriravec ses principes"

Franky l'a annoncé lui-même : il va tenir compte des remarques des joueurs pour changer sa méthode de travail. Daniel Renders relativise un peu.

"Il ne faut pas penser qu'il va tout changer. Il va mourir avec ses principes. Moi, je vois le travail qu'il abat. C'est exceptionnel. Il s'entoure de gens compétents, c'est un gars hypermalin. Il va à Arsenal pour écouter Wenger, il pose des questions aux plus grands clubs d'Europe en ce qui concerne notre système vidéo Amisco. Il va laisser la corde se détendre un peu, mais ce n'est pas parce qu'il y en a trois ou quatre qui pleurent que les entraînements sont trop longs, qu'il va changer cela."

Vendredi, Franky faisait sous-entendre que le jour où cela ne marchait plus, il démissionnerait. "Je ne crois jamais que Franky abandonnera , dit Daniel Renders. Je ne connais aucun battant comme lui."



© La Dernière Heure 2007


Amis depuis un match Daring - RSCA de 1966

ANDERLECHT Renders et Vercauteren se connaissent depuis longtemps. "À dix ans, en 1966, on se rencontrait sur le terrain, se souvient Daniel Renders. Moi, j'étais médian au Daring, lui à Anderlecht. Les derbys se jouaient au couteau. Par après, quand j'entraînais les jeunes du Scup Jette, son magasin de sports Franky Vercauteren Sports nous sponsorisait. Il venait souvent aux matches et entraînements. Quand je suis devenu coach d'équipes premières, notamment à Wetteren en D3, il s'est entraîné avec nous quand il n'avait pas de club, après Nantes et avant le RWDM. Puis, on a travaillé ensemble au FC Malinois. Et je suis sûr que Raymond Goethals n'est pas le seul à avoir insisté auprès de la direction d'Anderlecht pour qu'on m'embauche, il y a sept ans : Franky a également fait ma pub. Je suis honnête et correct, mais en coulisses, j'ai mon mot à dire, tout comme les autres membres du staff. Franky ne veut pas des gens qui disent toujours oui. Pendant le match, par exemple, je note les remarques de tout le monde. Franky décide ce qu'il utilise dans son discours à la mi-temps."



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