2011, année noire du foot wallon ?

Vincent Lothaire Statistiques Claude Henrot
2011, année noire du foot wallon ?
©Photonews

À ce jour, le Standard est le seul club wallon assuré d’évoluer en D1 la saison prochaine

BRUXELLES 2011 restera-t-elle comme une année noire pour le football wallon ? À deux journées seulement du terme de la saison régulière, seul le Standard est assuré de reconduire son bail au sein de l’élite la saison prochaine. Parmi les deux autres représentants wallons en D1, il est acquis qu’au moins un des deux devra disputer les playoffs 3. Charleroi (16e) est le plus mal loti, tandis qu’Eupen (14e et donc premier non relégable) va vivre une fin de saison ardue (visite d’Anderlecht avant un déplacement à Malines).

Ainsi, dans le pire des scénarios, la Jupiler Pro League ne recenserait plus qu’un seul cercle du sud du pays dans quelques mois. A contrario , dans un scénario édénique, ils pourraient être encore trois clubs wallons au plus haut étage. Mais on n’en prend pas le chemin.

Bien sûr, ce ne serait pas la première fois que le foot wallon touche le fond. Lors des saisons 1980-81 et 1981-82, il ne comptait que deux représentants, avant de joliment rebondir. Entre 1971 et 1974 déjà, il ne présentait qu’un duo au plus haut niveau. Il avait alors vu son quota doubler en une seule année, avec le passage providentiel (et provisoire) à 20 équipes quand fut instauré le championnat professionnel.

C’est dans les années cinquante (qui sacrèrent le FC Liégeois et le Standard) que le football wallon connut son apogée. En 1951-52, 6 clubs du sud du pays émargeaient à une élite qui comportait également 4 cercles bruxellois (Union SG, Anderlecht, Daring CB, Racing CB).

Ensuite, la moyenne oscilla longtemps entre 3 et 5 clubs. Le plus inquiétant, c’est l’hécatombe qui frappe actuellement les clubs au sud de la frontière linguistique, qui étaient encore 5 il y a deux ans à peine. Entre-temps, Mouscron a dégringolé de trois étages et a dû fusionner avec Péruwelz; Tubize ne se remet toujours pas de son unique saison au faîte du football bel- ge, tandis que Mons ne parvient pas, jusqu’ici, à s’extirper de l’antichambre. Boutée du paradis il y a quelques saisons déjà, La Louvière joue les utilités en promotion après avoir lié sa destinée à Couillet, tandis que Liège, même après un énième avatar, voit poindre au-dessus de sa tête un gros point d’interrogation comme une épée de Damoclès.

Pour Charleroi (qui a refusé le système des compensations financières) et Eupen, les prochaines semaines seront donc cruciales. Car avec le système mis en place par la Pro League pour la relégation, ce n’est pas le moment de faire la culbute...



© La Dernière Heure 2011


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