"Mitro aime le style de Drogba et le look de Materazzi"

Aleksandar Arsic, le cousin de Mitrovic, le suit comme son ombre en Belgique

Yves Taildeman
Photos Bernard Demoulin:A Mitrovic chez lui en compagnie de son pote A caarsic . Rsca Anderlecht
Photos Bernard Demoulin:A Mitrovic chez lui en compagnie de son pote A caarsic . Rsca Anderlecht ©© Bernard Demoulin

Si Aleksandar Mitrovic brille face au PSG demain soir, ce sera en partie grâce à un autre Aleksandar, qui le suit comme son ombre. Aleksandar Arsic est le cousin de Mitrovic - ils s’appellent frères - qui habite avec lui. "Moi, j’ai 23 ans, indique Aleksandar Arsic. Je suis responsable de lui."

Arsic n’a pas seulement le même prénom, mais aussi le même look, et il évolue également comme attaquant.

Tout d’abord : pourquoi vous appelez-vous tous les deux Aleksandar ? 


"Nos pères sont comme nous : les meilleurs amis. J’avais quatre ans quand Mitro est né. Son papa a demandé au mien s’il pouvait appeler son fils comme moi. Pendant toute notre jeunesse, on a été ensemble. Lui, on l’appelait petit Atsa, l’abréviation d’Aleksandar. Et moi grand AtsaMais l’avez-vous bien regardé maintenant ? C’est lui qui est devenu un monstre." 

A-t-il toujours été grand ? 

"Oui. À Smederevo, notre ville natale, il jouait dans une équipe de gamins qui avaient deux ans de plus que lui. Et il était aussi grand qu’eux. Chaque match, il marquait entre cinq et sept goals. Ici, il en a trois." 

À Mons, il a sauvé Anderlecht en inscrivant le 0-1 alors que l’équipe jouait très mal. 

"Oui, ce but était vraiment important. Voilà pourquoi il a fêté ce goal de façon si expressive. Il devait se racheter après son penalty raté dans son dernier match, contre l’Olympiacos. C’était son tout premier raté. Ibrahimovic a frappé exactement de la même manière contre l’Olympiacos, et le gardien l’a aussi arrêté. L’atout de Mitro, c’est qu’il n’a peur de personne. Il est candidat pour le prochain penalty." 

Le match avant celui-là - à Bruges - il s’est pris une carte rouge pour avoir craché. 

"C’était exagéré. N’oubliez pas que c’est encore un gamin. Et savez-vous qu’au moment où il est rentré à la maison, il ignorait avoir été exclu ? C’est en regardant les images du match par après, qu’il a vu son nom, accompagné par une carte rouge. On a appelé Mila, la dame serbe d’Anderlecht qui s’occupe de lui. Elle a confirmé qu’il avait été exclu après le match. Il n’en a pas dormi de la nuit." 

C’est à des moments pareils que vous êtes important. 

"Oui. On a des chambres voisines, on sait se parler en laissant la porte ouverte. Après chaque match, on parle un peu de sa prestation. Mais à un certain moment : basta ! On parle d’autre chose. Comme d’anecdotes de notre enfance. Cela le divertit." 

Allez, racontez-nous en une. 

(Il réfléchit.) "Elle date de très longtemps. On avait reçu de l’argent pour acheter un ticket de bus. Mais avec cet argent, on avait mangé une crème glacée. Et on n’avait pas payé en montant dans le bus. Soudainement, des contrôleurs sont montés à bord. On est parvenus à s’échapper, mais on a eu chaud." (Rires.) 

Est-il prêt pour le match dans le match avec Ibrahimovic, si ce dernier joue ? 

"Oui. Il m’a dit que si Anderlecht joue comme contre l’Olympiacos, tout est possible. Il a beaucoup de respect pour Ibrahimovic, mais ce n’est pas son idole. Il ne va pas courir derrière lui pour demander son maillot. Atsa ne donne son maillot que quand l’adversaire le demande." 

Qui est son idole, alors ? 

"Pour le style de jeu, c’est Drogba. Pour le look, il admire Materazzi, l’homme aux innombrables tatouages."



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