En vacances à Bordeaux, Michel Preud'homme regardera les Diables devant sa télévision

“Allez voir les Diables ? Je n’ai rien planifié...” a expliqué le coach de Bruges qui ne rejette pas l'idée d'une candidature comme coach fédéral.

Philippe Lacourt
En vacances à Bordeaux, Michel Preud'homme regardera les Diables devant sa télévision
©Photonews

“Allez voir les Diables ? Je n’ai rien planifié...” a expliqué le coach de Bruges qui ne rejette pas l'idée d'une candidature comme coach fédéral.

C’est l’autre Belge célèbre qui est devenu une figure habituelle dans le paysage de nombre de Bordelais. Bordeaux, en effet, est devenue une des villes préférées de Michel Preud’homme, puisque c’est aussi celle où vit sa compagne.

Au sortir d’une saison riche en titres mais, aussi, en émotions épuisantes, c’est donc à Bordeaux que le mentor du Club Bruges a décidé de se reposer et de nourrir sa folle passion pour le golf. Et le football, dans ce copieux menu ? Il l’avoue, il le dégustera à petites doses, veillant à saucer ses plats d’une forte couche de discrétion.

“Vous voulez savoir si je compte allez voir, sur place, les matches des Diables ? Ma réponse est non. Celui qui décide de se rendre comme spectateur dans un stade, y va prioritairement pour vivre une ambiance. Moi, cette ambiance, je l’ai connue, de l’intérieur, à tous les niveaux, à la fois comme joueur et entraîneur. Qu’ils s’agissent de compétitions européennes pour les clubs, d’une coupe du monde, tout ce qui enrobe ce type d’événement et qui fait son charme n’a plus de secret pour moi, donc n’éveille plus une véritable surprise. Alors oui, je regarderai les rencontres de la Belgique, mais dans mon fauteuil devant la télévision...”

Voilà qui a le mérite d’être clair. Mais quand on séjourne si près du camp de base de son équipe nationale, n’est-on pas tenté d’y faire un petit saut, histoire de saluer un ami comme peut l’être Marc Wilmots, voire faire un brin de dialogue avec un de ses joueurs, à l’image d’un Thomas Meunier.

“Je ne dis pas que si un jour je suis dans le coin, je n’irai pas les saluer. Mais je n’ai rien planifié. Surtout que je sais comment cela va se passer: si je débarque là, les journalistes vont me tomber dessus, les télés vont vouloir m’interroger et toutes sortes de suppositions vont fleurir. Et je n’ai pas envie de ce cirque médiatique alors que je suis principalement à la recherche de calme et de repos.”

Vous redoutez que votre éventuelle présence soit interprétée comme un manque de respect à l’égard de Marc Wilmots ?

“Quel manque de respect ? Que je sache, la saison qui se profile, je suis l’entraîneur du Club Bruges !”

L’idée de devenir, un jour, coach national, reste-t-elle néanmoins ancrée dans votre esprit ?

“Je n’ai élaboré aucun plan pour la suite de ma carrière. Dans un an je peux effectivement parfaitement décider d’arrêter tout. Avant d’imaginer quelle route je vais suivre, il faut que je fasse un bilan au terme de la saison qui arrive. Alors seulement je poserai un choix qui pourra aller, je le répète, de l’arrêt définitif, à la prolongation de la situation actuelle ou, oui, pourquoi pas, à ma canditature comme coach national. En fait, aujourd’hui, je n’en sais rien...”


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