14 en D1 et 18 en D2: voici la nouvelle réforme sur laquelle les clubs de Pro League voteront dans 10 jours

14 +18 : la formule magique ? Le plan de Lorin Parys sera soumis au vote des clubs.

14 en D1 et 18 en D2: voici la nouvelle réforme sur laquelle les clubs de Pro League voteront dans 10 jours
©BELGA

Lorin Parys va-t-il marquer sa première année de CEO de la Pro League par une grande réforme ? Quelques jours après avoir discuté avec les administrateurs, l’ancien vice-président de la NVA présentera jeudi 2 juin à l’AG de la ligue son plan, qui répartit les clubs professionnels en deux divisions de 14 équipes en D1 et 18 (dont quatre formations U23) en D2, à l’horizon 2025.

Que propose le nouveau boss des clubs professionnels ? L’abandon de certains éléments actuels, mais pas tous. Surtout, l’envie de ne plus condamner la D2 à être un cimetière économique, grâce à une répartition plus équilibrée du gâteau. Sur les quatre dernières années, les clubs de D1A et D1B ont perdu 337 millions €, ce à quoi veut remédier Parys.

Parmi les éléments qui resteraient similaires, on garderait une structure phase classique (26 journées) – playoffs (10 journées). Les six premiers seraient concernés par le titre et les tickets européens. Les huit derniers seraient répartis en deux poules de quatre, dont les deux premiers joueraient une demi-finale et une finale pour disputer le dernier sésame de Conference League au quatrième des playoffs 1. Les deux derniers de chaque groupe de playoffs 2 s’affronteraient dans des demi-finales, dont les perdants descendraient et dont les vainqueurs rencontreraient les deux équipes de D2 qui seront sorties gagnantes du tour final disputé entre les équipes classées 3 à 10. Les deux premiers de D2 monteraient directement.

14 en D1 et 18 en D2: voici la nouvelle réforme sur laquelle les clubs de Pro League voteront dans 10 jours
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Avec playoffs, sans division des points

Parmi les grandes différences, la fin de la division des points par deux. Et le fait que deux équipes de D1 descendraient à coup sûr, donc. Ainsi que la relégation de deux équipes vers la D1 nationale.

Il n’est pas question que de format, dans ce plan. Il modifierait aussi la répartition des droits médias, notamment en reversant 20 millions € aux équipes de D2 ; il prévoit des pénalités de points en cas de non-respect des règles financières ; une réforme du droit de vote des clubs (une voix chacun), etc.

Ce sera à prendre ou à laisser, car le CEO sait que toucher à un bâton de son mikado provoquerait un éboulement de l’ensemble.

Cette énième tentative permettra-t-elle d’enfin désigner une formule qui mette tout le monde d’accord sans être rediscutée tous les ans ? C’est la grande question, évidemment, alors que trop de dirigeants ont pensé à leur intérêt particulier, ces dernières années. Les “grands” sont-ils prêts à voir leur portion du gâteau être diminuée ? Les “petits” à voir la D1 être réduite à 14, même si la D2 sera plus attractive ? Lorin Parys l’espère. Il a un élément avec lui : le momentum est là, puisque la D1A repassera de toute manière à 16 clubs en mai 2023 si une majorité ne se dégage pas pour changer les choses. Mais la majorité des deux tiers est toujours compliquée à réunir. Réponse dans quelques jours.

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