Agressions sexuelles dans le foot féminin US: quatre entraîneurs bannis à vie

La Ligue nord-américaine de football féminin (NWSL) a annoncé lundi avoir banni à vie quatre entraîneurs accusés d'agressions sexuelles sur des joueuses, un mois après avoir rendu son rapport d'enquête sur des violences et maltraitances commis depuis plusieurs années.

Quatre entraineurs ont été bannis à vie.
Quatre entraineurs ont été bannis à vie. ©PEXELS

Pour punir ces "actes répréhensibles continus", vérifiés après 14 mois d'examen de plaintes de joueuses de la NWSL, victimes aussi de manipulation, de brimades et de représailles, ainsi que de la passivité et de l'inaction coupables de propriétaires et dirigeants d'un certain nombre de clubs, l'instance, dirigée par la commissaire Jessica Berman, a imposé toute une série de sanctions.

Les plus sévères - du fait de leur caractère définitif - ont été infligées à Paul Riley, Christy Holly, Rory Dames et Richie Burke, tous bannis à vie de la NWSL.

Riley, ancien entraîneur des Portland Thorns, a été accusé par deux joueuses d'avoir contraint la première à des relations sexuelles non consenties et d'avoir harcelé sexuellement la seconde. Il fait l'objet d'une enquête distincte de la Fédération américaine de football (US Soccer) menée par l'ancienne procureure générale des États-Unis, Sally Yates.

Holly, qui dirigeait le Racing Louisville, a été licencié après avoir été accusé d'agression sexuelle et d'attouchement sur une joueuse.

Dames, ex-coach des Red Stars de Chicago a également fait l'objet d'un examen minutieux dans le rapport Yates, qui détaillait sa propension à verbalement agresser, insultes à l'appui, les joueuses, et à les menacer.

Enfin, Burke, qui était à la tête du Washington Spirit, avait quant à lui l'habitude de verbalement stigmatiser l'ethnicité de joueuses.

Craig Harrington, ex-entraîneur adjoint aux Chicago Red Stars et Alyse Lahue, ancienne manageuse générale du Gotham FC, ont été suspendus deux ans de toute fonction liée à la NWSL.

Six autres personnes devront faire leurs preuves avant de retrouver un emploi au sein de la ligue. Ils devront "reconnaître leurs torts et assumer leur responsabilité d'une conduite inappropriée, participer à une formation et démontrer un engagement sincère à corriger leur comportement".

Les Red Stars de Chicago et les Thorns de Portland devront eux payer chacun une amende de 1,5 million et de un million de dollars, pour leur attitude dans ces affaires, allant de la négligence face aux actes commis à leur volonté de les dissimuler.

Enfin, ayant établi au cours de son enquête, conjointement menée avec le syndicat des joueuses, des défaillances systémiques se produisant en son sein comme au sein de la Fédération américaine, la Ligue a infligé à son propre bureau "une amende d'au moins un million de dollars" et a promis qu'il ferait l'objet d'un remaniement complet.

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