La Louvière - Club Bruges. Frédéric Bosak compte sur un sursaut des Loups

LA LOUVIÈRE Incapables de battre leurs six derniers adversaires, tous de la seconde moitié du classement, les Loups n'ont pas d'autres choix que de faire mieux contre le favori pour la troisième place et champion en titre. Peuvent-ils décemment l'espérer? Il semble difficile de répondre par l'affirmative mais la glorieuse incertitude du sport doit inciter les Hennuyers à croire en leur bonne étoile, eux qui étaient parvenus à arracher un point au Standard. Les joueurs de Frédéric Tilmant devront, pour cela, mettre fin à leur longue série sans inscrire un but qui pourrait, s'ils restent muets jusqu'en fin de saison, dépasser la barre des mille minutes. Ils entendent toutefois faire parler d'eux autrement qu'en affolant les compteurs négatifs.

«Je sens qu'il y a l'envie de réaliser quelque chose dans le noyau, estime Frédéric Bosak. Nous sommes conscients que nous devons aller chercher cette victoire puisque, bons derniers, nous n'avons plus rien à perdre. Nous devons prendre des points, et par trois si nous voulons bien faire.»

Auteur de trois buts en réserve lundi contre Beveren, le Français a emmagasiné de la confiance. Sera-ce suffisant pour que son entraîneur lui accorde une place dans les seize joueurs retenus? Ce n'est pas acquis.

«Ces trois réalisations m'ont fait du bien. Nous sortions d'une prestation calamiteuse avec l'équipe B (NdlR: défaite 7-1 à Saint-Trond) et nous voulions prouver qu'il s'agissait d'une erreur. J'avais également envie de prouver que je suis toujours présent et qu'il y avait plusieurs possibilités dans le noyau. Du coup, ces buts constituent une bonne publicité alors qu'on n'arrive pas à marquer en équipe première, constate-t-il. On arrive en fin de saison et j'avoue un goût de trop peu. Dernièrement, je n'ai plus été retenu. C'est le choix du coach et je dois m'efforcer de le faire changer d'avis par mes prestations à l'entraînement. Je m'y emploie.»

Il ne désespère pas davantage que lui ou l'un de ses équipiers inscrivent enfin ce goal libérateur. «Souvent, il suffit d'un but pour débloquer une situation. Actuellement, nous sommes dans un engrenage dont il est difficile de sortir. Le dernier geste est plus compliqué lorsqu'on perd l'habitude de l'effectuer victorieusement. De mon côté, c'est le moment de prouver que je suis encore là, à tous les niveaux: pour moi, pour La Louvière, pour le Standard à qui j'appartiens et pour l'équipe des - 20 ans en France que je pourrais rejoindre en mai au tournoi de Toulon.»

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