La Liga, organisatrice des compétitions espagnoles, avait prévu une réunion d'urgence après les événements de ces derniers jours. Le FC Barcelone, le Real Madrid et l'Atlético Madrid, qui prévoyaient de participer à la Super League, n'ont pas été invités. "Les clubs présents ont rejeté à l'unanimité et avec force les plans visant la création d'une Super League. Tous les clubs sont convaincus que la performance sportive est le seul critère valable pour se qualifier pour les compétitions internationales de clubs, à travers les compétitions nationales", a déclaré La Liga jeudi dans un communiqué. Dans la création de la Super League, il était prévu que les participants seraient assurés de leur participation quels que soient leurs résultats sportifs. "Le contrecoup de grande ampleur de ces derniers jours a prouvé qu'une compétition d'élite fermée n'était ni viable ni souhaitable", a conclu la Liga.

Néanmoins, la Liga a également annoncé qu'elle n'avait pas l'intention de sanctionner le Real Madrid, Barcelone et l'Atlético Madrid : "Des sanctions ne sont pas pour l'instant sur la table. Tout le monde veut voir des têtes tomber, mais nous avons des procédures à respecter", a déclaré jeudi le président de la Liga, Javier Tebas, lors d'une conférence de presse.

"Ces clubs ont déjà été punis par leurs propres supporters. Ils ont déjà atteint eux-mêmes à leur propre réputation."

Plus tôt dans la journée, le président de Barcelone, Joan Laporta, avait affirmé que la création de Super League était "nécessaire". Tebas estime de son côté que Barcelone a "des problèmes plus graves" et que Laporta devrait "se concentrer davantage sur ses problèmes financiers et sur la formation d'une équipe compétitive pour la saison prochaine".

Le Real Madrid et Barcelone sont les seuls clubs qui ne se sont pas encore officiellement séparés du projet.