Le défenseur français est revenu sur la feuilleton de l'Equipe de France en Afrique du Sud sans éviter aucune question

PARIS La désillusion avec l’équipe de France, les ambitions avec le Barça : Éric Abidal
joue franc jeu, sans éviter aucune question.

Eric, huit mois ont passé depuis le Mondial. Avez-vous digéré ?

“Ça va. L’équipe de France reste une chose très importante pour moi. C’est un truc extraordinaire. J’essaie de ne jamais oublier la chance que j’ai d’être là. Je n’ai pas eu un parcours comme les autres. Je suis sorti de ma cité, j’ai signé à Monaco, et tout a été très vite. Aujourd’hui, je joue à Barcelone et en
équipe de France… Jeune, ça me semblait inaccessible. Après, on peut raconter ce
qu’on veut sur ce qui s’est passé l’été dernier, ça ne change rien. J’aime cette équipe de France. La vérité, on la connaît, nous, l’entraîneur, le président et ceux qui y étaient.”

Le grand public, beaucoup moins...

“Je vais tout vous raconter. Je n’ai rien à cacher. D’où est venu le problème pendant la Coupe du monde ? De la presse ! Tous les médias ont parlé sans rien savoir. Tous ont balancé des rumeurs terribles ! J’ai appelé un journaliste pour lui demander pourquoi il nous démontait à la radio. Il m’a répondu :‘J’ai lu des papiers…’ Super ! C’est ça leur travail ? Ne rien vérifier ? Pourquoi ne m’appellent-ils pas pour savoir ?”

Vous ne pouvez pas mettre les mauvais résultats sur le dos de la presse…

“Je suis d’accord, mais elle a prouvé qu’elle avait le pouvoir de pourrir n’importe qui. Les journaux nous ont plombé notre compétition. Tout ce qui a été écrit est faux. Je donne un exemple : pourquoi, sur un groupe de vingt-trois, nous n’étions que cinq à avoir été convoqués (NDLR : en août, devant la commission de discipline de la FFF) ? Pourquoi pas les autres ? Parce que nos noms ont été cités dans les journaux.”

Retrouvez l'intégralité de cette interview exclusive dans notre supplément Euro Goals de ce mardi.

© La Dernière Heure 2011