Grâce à leur nul face à l’AS Rome (0-0), les Milanais ont conquis leur 18e scudetto

ROME Cette fois, il n’y a pas eu de Pazzini pour venir gâcher la fête.

La semaine passée, en offrant la victoire aux siens dans les ultimes secondes à Cesena, l’attaquant de l’Inter n’a fait que retardé l’inéluctable sacre de l’AC Milan.

Pour la 18e fois de leur histoire, les Rossoneri ont été couronnés champions d’Italie. Il ne leur fallait qu’un point, les hommes de Massimiliano Allegri sont allés le chercher au métier sur la pelouse du Stade Olympique de Rome (0-0).

Soucieux de ne pas se livrer, les Milanais ont d’abord géré, sûrs de leur assise défensive incarnée dans l’entrejeu par les expérimentés Van Bommel, Seedorf et Gattuso, relayé à la mi-temps par Ambrosini.

Avec ces vieux briscards, le Milan s’est évertué à cadenasser le jeu. Et quand l’étau s’est desserré, Abbiati a rappelé qu’il était un acteur majeur dans la quête de ce premier scudetto en sept ans. Le portier s’est parfaitement imposé devant Vucinic (14e), Rosi (37e) ou Simplicio (45e+2).

Mais ce Milan n’est pas qu’un bloc défensif sans âme. Il possède en son sein des solistes capables sur un éclair de faire basculer le cours des choses.

Mais ni Robinho qui a échoué sur le montant (46e), ni Boateng qui a manqué le cadre d’un rien (60e), ni Ibrahimovic dont le missile a été repoussé par Doni (63e) n’ont trouvé la faille. Un manque de réalisme sans conséquence au final puisque les Milanais ont pu fêter ce titre tant attendu par leurs tifosi .

Mais la grosse fiesta à San Siro attendra. Les Milanais vont rester à Rome jusqu’à lundi avant de prendre la direction de Palerme où, après le nul concédé à l’aller (2-2), ils espèrent aller chercher mardi leur billet pour la finale de la Coupe d’Italie.



© La Dernière Heure 2011