Un des autres enseignements de l’étude menée par le cabinet Deloitte, c’est le poids financier des agents de joueurs. 

En effet, lors de la saison 2017-2018, ils ont empoché près de 37 millions d’euros de commissions : 22,4 millions via les transferts et 14,6 millions via la médiation, comme la renégociation du renouvellement des contrats. Et il faut préciser que cet argent est généré par une infime minorité d’agents : sur les 245 agents actifs enregistrés en Belgique, le top cinq a touché en moyenne 2,6 millions chacun.

À noter que leur commission moyenne est 4 fois plus importante que celle des agents classés du 6e au 15e rang, sachant que la commission des agents représente un coût supplémentaire à chaque transfert impliquant un agent, au détriment du résultat net de l’opération. Des chiffres astronomiques qui ne surprennent pas Jean-Michel De Waele, sociologue du sport à l’ULB. "En Belgique, un petit nombre d’agents de joueurs gagnent des sommes considérables, c’est d’autant plus marquant que c’est dans un petit championnat, donc il y a un côté très provincial. Ce sont des agents notables et locaux qui se font de l’argent dans des relations de proximité comme on peut connaître en Belgique, un pays de municipalités où tout le monde connaît tout le monde. Il serait vraiment temps de réguler leur travail".