Alan Haydock n'avait jamais connu pareille expérience

LA BRESSE Alan Haydock n'est pas le premier venu avec ses 32 années au compteur et une longue expérience dans le foot professionnel. Pourtant, le médian défensif ne s'attendait pas à une telle intensité lors d'un stage qui, au premier abord, n'avait rien d'aguichant alors que certaines équipes ont choisi des destinations bien plus exotiques que les Vosges.

"On vit d'heure en heure une véritable aventure, c'est vraiment le bon terme" , n'hésite pas à affirmer un Alan Haydock qui partage sa chambre avec Grégoire Neels et Benjamin Lambot.

Si l'aspect classe de neige du stage n'enchante pas tous les Tubiziens, tous prennent, par contre, du plaisir à affronter la montagne et les défis physiques imposés par leur coach. Et Albert Cartier prend, lui, un malin plaisir à cacher le programme à ses joueurs ou, tout simplement, à leur donner de fausses indications. "On ne sait jamais de quoi la prochaine heure sera faite. Mardi, par exemple, on a quitté notre gîte peu après 7h du matin pour ne revenir que 12h plus tard."

les surprises sont donc légion, ce qui, dans un groupe, n'est pas toujours des plus faciles à gérer. "Connaissant le coach, je n'étais pourtant pas sceptique avant d'entamer ce stage. Tout est savamment dosé. Et le groupe le ressent bien. Ce qui se traduit par une ambiance extraordinaire. Il faut véritablement le vivre pour le croire."

L'esprit de groupe, si important dans une formation comme Tubize qui doit composer avec les moyens du bord, ressortira encore renforcé de cette semaine française. Pourtant, s'il y a un bien un domaine où les Sang et Or excellent déjà, c'est celui-là. Physiquement, ils auront également pris du galon avec un Michel Bertinchamps qui se régale en montagne. "On sera cassé en rentrant en Belgique", ajoute Alan Haydock. "Mais cela nous permettra d'aborder le second tour encore plus forts."



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