Formé à Monaco et transféré à Pescara (Serie B italienne) l'été dernier, Alessandro Arlotti n'a pas pu se faire une place dans le club italien: "On était dernier et 35 dans l'effectif, donc je comprends qu'ils ne mettent pas les jeunes", a-t-il expliqué à nos confrères de RMC Sport. Alors, quand le joueur de 18 ans a vu passer une opportunité de traverser l'Atlantique pour étudier dans la prestigieuse université d'Harvard, il n'a pas hésité.

"J'ai reçu plein de messages de gens qui me disaient de bien réfléchir, que je ne devais pas faire ce choix-là. Amis, coéquipiers, entraîneurs ou dirigeants et même des gens que je ne connais pas, via les réseaux sociaux, ont essayé de m'en dissuader." Mais le médian offensif semble sûr de lui et il s'apprête à rejoindre son frère, qui poursuit des études à Boston, afin de perfectionner son anglais avant la rentrée, en août.

C'est en février qu'il a appris qu'il était accepté à Harvard, il en profitera donc pour évoluer en Ivy League avec l'équipe de son université, au plus haut niveau du sport universitaire américain. Mais son frère l'a déjà prévenu: on y développe un football moins tactique et beaucoup moins technique qu'en Europe: "Le football professionnel est toujours un rêve mais j'avais un choix à faire. Je le mets de côté un tout petit peu mais, au fond de moi, j'espère toujours rejouer en Europe un jour même si tout le monde me dit que c'est impossible. J'aurais beaucoup plus hésité si ma carrière avait commencé à se dessiner."

Côté études, Alessandro Arlotti se donne du temps pour choisir sa voie: "Je n'ai pas de métier en tête, les deux premières années sont assez générales à Harvard. J'en profiterai pour trouver ma voie."